Chiffres clés et dynamique semestrielle
COURTOIS S.A. a publié le 24 juillet, après la clôture des marchés, ses informations trimestrielles arrêtées au 30 juin 2026. Le groupe affiche un chiffre d’affaires consolidé de 1 149 K€ pour le premier semestre, en légère hausse par rapport aux 1 127 K€ enregistrés au 30 juin 2025. La société mère a, pour sa part, réalisé 613 K€ de chiffre d’affaires cumulé sur les deux premiers trimestres (101 K€ au T1, 513 K€ au T2).
Composition du chiffre d’affaires par activité
La répartition par branche montre des mouvements contrastés :
- Rénovation d’immeubles : 579 K€ au 30 juin 2026, en retrait par rapport à 1 034 K€ un an plus tôt.
- Gestion d’immeubles : 569 K€ au 30 juin 2026, vs 66 K€ au 30 juin 2025, une progression marquée liée à des ventes de travaux et à l’avancement d’opérations.
- Promotion immobilière : activité résiduelle à 2 K€ (contre 27 K€ au 30 juin 2025).
Origines de la progression : Courbevoie et ventes de travaux
Le rapport précise que la légère hausse du chiffre d’affaires consolidé s’explique principalement par l’avancement du chantier de Courbevoie et par la facturation de travaux par COURTOIS dans le cadre de son activité de gestion d’immeubles. Ces éléments ont permis de compenser le recul enregistré sur la rénovation et la quasi-disparition de la promotion.
Détails par filiale et situation des stocks
Plusieurs entités sont mentionnées dans le rapport : la SARL Foncière Immobilière Courtois (FIC) et la SAS Courbevoie 157 Timbaud (participation 51%). Les informations communiquées indiquent :
| Entité | Chiffre d’affaires au 30/06/2026 | Montant net du stock |
|---|---|---|
| FIC | 46 K€ | 4 011 K€ |
| SAS Courbevoie 157 Timbaud (51%) | 532 K€ | 2 564 K€ |
Le stock de FIC reste stable par rapport au 31 mars 2026. Pour Courbevoie, la variation du stock est surtout expliquée par l’avancement des travaux de gros œuvre.
Conséquences pour le groupe, les salariés et les clients
La recomposition du chiffre d’affaires traduit un glissement d’activité : la gestion d’immeubles prend le relais face à une promotion quasi résiduelle et à une rénovation en retrait. Pour les salariés, cela peut signifier une redéfinition des priorités opérationnelles (plus de missions liées à la gestion et au suivi de chantiers). Pour les clients et partenaires, l’accent sur la gestion et la facturation de travaux implique des relations contractuelles davantage orientées vers l’exploitation et la maintenance que vers la promotion neuve.
Sur le plan financier, le groupe reste de petite taille au regard des marchés immobiliers nationaux, mais la stabilité du chiffre d’affaires consolidé et l’importance des stocks montrent que l’entreprise conserve des marges d’action sur ses projets en cours. Les prochaines publications trimestrielles permettront de vérifier si la dynamique observée au T2 se confirme, en particulier sur l’avancement du dossier Courbevoie.
Points à suivre
- L’évolution du chiffre d’affaires lié à la gestion d’immeubles et la durabilité de cette source de revenus.
- Le rythme d’avancement des travaux sur Courbevoie et son impact sur le stock et la trésorerie.
- L’état des baux et la rotation des lots à Toulouse, susceptibles d’affecter les revenus locatifs futurs.