Une croissance semestrielle robuste, au-dessus de 2025
Selon le rapport publié le 3 juillet par l'Office général des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 8,18 % au cours des six premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Ce rythme dépasse le taux observé sur la même période en 2025, qui s'établissait à 7,63 %.
Des secteurs distincts, des contributions claires
La croissance enregistrée repose sur des dynamiques sectorielles différenciées. Le secteur de l'industrie et de la construction a été le principal moteur, avec une hausse de 9,81 % sur le semestre et une contribution de 47,20 % à l'augmentation de la valeur ajoutée totale. Le secteur des services a progressé de 8,09 %, contribuant pour 47,14 %. L'agriculture, la sylviculture et la pêche ont aussi augmenté, de 3,87 %, pour une part de contribution de 5,66 %.
« La région 2 a enregistré un taux de croissance remarquable de 9,81 %. La contribution la plus importante provient du secteur manufacturier, avec une croissance de plus de 10,2 %, et l'indice de la production industrielle (IPI) a progressé de 10,8 %, son plus haut niveau depuis sept ans. Par ailleurs, le secteur des transports a également affiché une croissance d'environ 10 %. » — Nguyen Thi Huong, directrice de l'Office général des statistiques
Industrie, transformation et transport : les accélérateurs
Le rapport précise que les industries de la transformation, de la fabrication et du transport ont été des vecteurs majeurs de cette performance. Le secteur manufacturier affiche une progression de plus de 10,2 % et l'indice de la production industrielle (IPI) progresse de 10,8 %, un niveau inédit depuis sept ans. Le transport, avec une croissance de l'ordre de 10 %, soutient également la montée de l'activité économique.
Ce que cela signifie pour l'économie et les politiques publiques
- Une croissance portée par l'offre industrielle traduit un redémarrage robuste de la production et des exportations potentielles.
- L'essor des transports reflète une reprise des flux intérieurs et internationaux, essentielle pour les chaînes d'approvisionnement.
- Les services, malgré une contribution comparable, devront maintenir le rythme pour équilibrer la croissance et absorber l'emploi.
Chiffres clés
| Secteur | Progression (6 mois) | Contribution à la valeur ajoutée |
|---|---|---|
| Agriculture, sylviculture, pêche | 3,87 % | 5,66 % |
| Industrie et construction | 9,81 % | 47,20 % |
| Services | 8,09 % | 47,14 % |
Au-delà des pourcentages, ces données impliquent des enjeux concrets : maintien de la compétitivité industrielle, gestion des goulots d'étranglement logistiques, et nécessité d'une offre de services (hébergement, restauration, transport) capable d'accompagner la demande. Les autorités devront aussi veiller à transformer cette croissance en gains durables d'emploi et d'investissement, tout en surveillant les déséquilibres sectoriels qui pourraient apparaître si la dépendance à l'industrie se renforçait.
La suite de l'année dépendra de la capacité des entreprises à convertir cette dynamique en production exportable, de l'évolution des prix des intrants et de la résilience des chaînes logistiques face aux tensions internationales. Pour l'instant, le premier semestre 2026 dessine un tableau favorable, avec une relance industrielle notable et une reprise sensible des transports.