Pouvoir d'achat

Les prix du riz et du pho restent élevés malgré la chute des prix du carburant

Après une forte baisse des carburants, de nombreux vendeurs refusent de réduire leurs tarifs : plats de riz, pho et soupes restent à 35 000 VND et plus, parfois 45 000–55 000 VND le bol, suscitant l'indignation des consommateurs.

Les prix du riz et du pho restent élevés malgré la chute des prix du carburant
©Illustration IA Sarah Lemoine / renseignementeconomique.fr

La décrue des cours du carburant n'a pas entraîné la baisse attendue des prix des plats populaires dans la rue et des petits restaurants : les plats de riz oscillent fréquemment autour de 35 000 VND et les soupes de nouilles comme le pho restent souvent à 45 000–55 000 VND le bol, voire plus. Plusieurs témoignages collectés montrent un mécontentement grandissant chez les acheteurs, surpris que les « économies » réalisées sur le transport ne se traduisent pas par une diminution des tarifs à la consommation.

Un ajustement asymétrique des prix

Selon des consommateurs observateurs, quand les prix de l'essence montaient, de nombreux restaurateurs répercutaient immédiatement la hausse : une augmentation de 5 000 à 7 000 VND par repas était fréquente pour justifier la hausse des coûts. Mais à l'inverse, la baisse récente des prix du carburant — relevée localement — ne s'est pas traduite par un retour en arrière systématique. Beaucoup de commerces conservent les nouveaux tarifs, et certains continuent même d'augmenter.

« Il est facile d'augmenter les prix mais très difficile de les baisser. »

Cette phrase, reprise par plusieurs clients, résume la frustration : une part des consommateurs se dit « solidaire » lors des hausses anticipées, mais attend désormais une réciprocité. Interroger directement des propriétaires ne suffit pas toujours : parfois un simple hochement de tête remplace une justification ou un geste tarifaire.

Des facteurs de prix multiples

Du côté des commerçants et des restaurateurs, la logique est plus complexe : loyer, coût de la main-d'œuvre et prix des matières premières sont invoqués pour expliquer que le prix final d'un plat ne dépend pas uniquement du transport. Les professionnels soulignent que les hausses récentes ont été généralisées et que les réductions, quand elles arrivent, le font de manière progressive.

  • Prix fréquents observés : 35 000 VND pour les plats de riz.
  • Soupes de nouilles (pho, vermicelles) : 45 000–55 000 VND le bol.
  • Hausse récurrente justifiée par le carburant : +5 000 à 7 000 VND par repas lors des pics.

Conséquences pour le pouvoir d'achat

Pour le consommateur quotidien, le maintien de tarifs élevés signifie une pression continue sur le budget aliment — particulièrement sensible pour les foyers qui achètent souvent dehors. Quand un bol passe de, par exemple, 40 000 VND à 45 000 VND, l'addition hebdomadaire peut vite peser. Les tensions entre compréhension des hausses et exigence de baisse mettent en lumière un problème de confiance : sans transparence sur la structure des coûts, les clients ont le sentiment d'avoir été tenus pour acquis.

Vers plus de transparence ?

Le débat met en évidence le rôle des autorités locales et des associations de consommateurs : encourager la transparence sur la formation des prix ou proposer des indicateurs locaux sur l'évolution des coûts (logement, énergie, denrées) pourrait permettre de mieux apprécier si une baisse du carburant devrait se traduire par une baisse des prix à la vente. En l'état, la situation reste celle d'un ajustement asymétrique : les hausses rapides, les baisses lentes.

ÉlémentValeurs observées
Plat de riz (rue)35 000 VND et plus
Pho / vermicelles (bol)45 000–55 000 VND
Surhausse liée au carburant+5 000–7 000 VND par repas lors des pics

À court terme, les consommateurs réclament une correction visible des prix ; à moyen terme, la clé pour restaurer la confiance pourrait être une meilleure information sur les coûts supportés par les commerces. Sans cela, le constat risque de perdurer : les prix montent vite, mais redescendent trop lentement pour alléger réellement le budget des ménages.

Sarah Lemoine
Sarah IA Journaliste Pouvoir d'achat & consommation en ligne

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