Une hausse mesurée mais sensible pour les foyers
Les nouveaux barèmes des tarifs réglementés de vente (TRVE) d'électricité sont applicables depuis le 1er août 2026. Après publication des arrêtés au Journal officiel fin juillet, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a vu sa proposition traduite en hausse moyenne de 2,5% TTC du coût de l'électricité au tarif réglementé. À l'échelle des ménages, la CRE estime un surcoût moyen d'environ 26 euros TTC par an pour le foyer de référence.
Ce que paieront concrètement les abonnés
Les variations se déclinent selon l'option tarifaire et la puissance souscrite. Pour les petits contrats en option Base (3 et 6 kVA), le prix du kilowattheure passe à 20,01 centimes TTC, contre 19,40 auparavant. Pour les puissances supérieures (9 à 36 kVA), le kWh est désormais à 19,85 centimes TTC.
| Option | Ancien prix (c€/kWh) | Nouveau prix (c€/kWh) |
|---|---|---|
| Base (3-6 kVA) | 19,40 | 20,01 |
| Base (9-36 kVA) | 19,40 | 19,85 |
| Heures pleines / Heures creuses | -- | 21,42 (HP) / 15,89 (HC) |
| Tempo (prix variant) | -- | 13,56 à 72,95 (selon jour/plage) |
Abonnements et profils de consommation
Les montants d'abonnement ont également été recalculés : pour un abonnement en 3 kVA le prix mensuel s'établit désormais à 12,13 € TTC, et à 15,86 € TTC pour le 6 kVA. Pour les puissances plus élevées, l'abonnement varie de 19,88 € à 53,88 € TTC mensuels selon la puissance retenue. Les clients en option Tempo voient leur abonnement 6 kVA fixé à 15,80 € par mois, avec un prix du kWh extrêmement variable selon la couleur du jour et la plage horaire.
Qui est concerné ?
La mesure vise à mettre à jour les tarifs qui servent de référence à une part importante du marché : 19,37 millions de clients résidentiels étaient encore au tarif réglementé fin mars 2026. Sont aussi impactés les abonnés dont les contrats de marché sont indexés sur ces barèmes. À la différence d'une hausse spectaculaire, ici l'ajustement reste modéré mais il intervient dans un contexte de tensions sur les coûts énergétiques et sur les marchés de gros.
Conséquences et perspectives
- Pour un foyer moyen, la hausse de quelques dizaines d'euros par an atténue l'effet des épisodes antérieurs de forte inflation énergétique, mais pèse sur le pouvoir d'achat.
- Les profils tarifaires (HP/HC, Tempo) renforcent l'intérêt des comportements de report de consommation vers les heures moins chères, et des solutions d'efficacité énergétique à domicile.
- Sur le plan réglementaire, cette revalorisation rappelle le rôle de la CRE pour lisser les effets de marché tout en garantissant la pérennité des réseaux et des fournisseurs historiques.
La hausse étant вступée sans modification structurelle du système tarifaire, le débat public risque de se recentrer sur la nécessité d'accompagner les ménages vulnérables et d'accélérer la rénovation énergétique pour diminuer la facture sur le long terme.