Un boom des climatiseurs qui pèse sur le portefeuille des ménages
En Belgique, 134 178 climatiseurs fixes ont été installés entre janvier et juin 2026, soit une moyenne de plus de 740 unités par jour. Ces chiffres, fournis par l'association professionnelle Frixis et rapportés par De Tijd, marquent un record : la progression atteint +47% par rapport au premier semestre 2025.
Ce que cela signifie pour les dépenses des foyers
L'engouement pour la climatisation n'est pas sans conséquences budgétaires. L'installation d'un système fixe peut grimper « à plusieurs milliers d'euros », selon les professionnels du secteur — somme importante pour un foyer. Au-delà du coût d'achat et de pose, il faut compter l'impact sur la consommation d'électricité et l'entretien. Pour un ménage, ces dépenses se traduisent par :
- une dépense initiale élevée (achat + installation) ;
- une hausse possible des factures d'électricité pendant les saisons chaudes ;
- des coûts d'entretien et de remplacement à prévoir sur plusieurs années.
Type d'installations et implications pratiques
Sur les 76 180 installations comptabilisées (chacune pouvant regrouper plusieurs unités intérieures), plus de 80% correspondent à des modèles muraux, souvent posés au-dessus d'une porte. D'autres configurations, comme les unités encastrées au sol ou au plafond, restent minoritaires mais peuvent entraîner des coûts d'installation plus élevés.
| Période | Climatiseurs installés | Évolution vs année précédente |
|---|---|---|
| Janv.-juin 2026 | 134 178 | +47% |
| Installations (sites) | 76 180 | +35% |
Effets collectifs et limites individuelles
Les experts interrogés rappellent que la climatisation est à considérer comme une solution de dernier recours dans « l'échelle du refroidissement ». En effet, les climatiseurs rejettent de l'air chaud à l'extérieur, participant à la formation d'îlots de chaleur urbains et alimentant un cercle vicieux : plus on installe de climatiseurs, plus la température ambiante en ville peut augmenter, ce qui stimule de nouvelles installations.
Pour les ménages : arbitrage entre confort et facture
Concrètement, un foyer qui envisage la pose d'un climatiseur doit peser plusieurs éléments : le coût initial (installation souvent onéreuse), la consommation régulière d'électricité pendant les périodes chaudes et l'impact environnemental. Des alternatives moins coûteuses existent — isolation renforcée, stores, ventilation nocturne — et doivent être évaluées avant d'engager une dépense se chiffrant potentiellement en milliers d'euros. À l'échelle nationale, la multiplication des appareils pose aussi la question de la résilience du réseau électrique et de l'adaptation des politiques publiques face à des périodes de chaleur de plus en plus fréquentes.
Ces tendances observées en Belgique constituent un signal utile pour la France : elles montrent à la fois la pression à la hausse sur les budgets domestiques liée à l'adaptation au changement climatique et les choix collectifs qui peuvent amplifier les phénomènes de chaleur urbaine.