Résultats semestriels et variations régionales
SergeFerrari a publié un chiffre d'affaires de 177,9 M€ au titre du premier semestre 2026, quasiment inchangé par rapport à l'exercice précédent (-0,5% à périmètre et change courants ; -0,2% à périmètre et change constants). Sur le deuxième trimestre, le groupe a réalisé 96,7 M€, soit un recul de 2,9% à périmètre et change courants (‑2,8% à périmètre et change constants) par rapport à la même période en 2025.
La répartition géographique illustre des trajectoires disparates :
- Europe : progression de 3,8% à données publiées, portée par les marchés historiques, la distribution et les activités « Solutions » ;
- Amériques : fort recul de 35,8% à données publiées, pénalisé par une base de comparaison élevée sur des marchés à projets ;
- Asie-Afrique-Moyen-Orient-Pacifique : activité résistante, baisse limitée à 1% à données publiées malgré les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.
| Période | Chiffre d'affaires | Variation (périmètre et change courants) |
|---|---|---|
| 2e trimestre 2026 | 96,7 M€ | -2,9% |
| 1er semestre 2026 | 177,9 M€ | -0,5% |
Ce que ces chiffres signifient
La stabilité organique du chiffre d'affaires sur six mois reflète une activité globalement soutenue sur les marchés historiques et une capacité du groupe à compenser des segments conjoncturellement faibles. L'ampleur de la baisse en Amériques indique cependant une sensibilité aux chutes de commandes à projet et à des effets de base ; en revanche, la performance européenne montre l'efficacité des canaux de distribution et des offres « Solutions » développées par l'industriel.
Stratégie et perspectives
Face à un environnement externe moins lisible, SergeFerrari met l'accent sur la rentabilité opérationnelle. Le groupe annonce s'appuyer sur deux leviers principaux : l'optimisation de sa base industrielle et la maîtrise de sa structure de coûts. Cette orientation vise à protéger les marges et à améliorer la résilience en cas de ralentissement des prises de commandes sur les marchés à projets.
« continuer d'approfondir ses efforts sur sa rentabilité en s'appuyant sur l'optimisation de sa base industrielle et la maîtrise de sa structure de coûts »
Concrètement, cela implique des actions sur l'efficience des sites de production, une révision des processus et une vigilance accrue sur les dépenses fixes. Pour les salariés, ces priorités peuvent se traduire par des programmes de productivité et des réaffectations de ressources ; pour les clients, par un maintien de l'offre technique mais une possible priorisation des projets à plus forte valeur ajoutée.
Risques et incertitudes
Le contexte géopolitique, en particulier la tension au Moyen-Orient, pèse sur la visibilité commerciale et explique la prudence affichée. Le groupe devra aussi surveiller la dynamique en Amériques pour éviter que la contraction ne s'enracine et n'affecte l'équilibre financier annuel.
Au global, ces comptes semestriels confirment une entreprise capable de stabiliser son chiffre d'affaires malgré des vents contraires régionaux, tout en mettant en œuvre des leviers opérationnels pour préserver la rentabilité.