Un afflux supérieur aux prévisions vers les CPAS après la dernière vague d'exclusions
La VVSG, l'association des villes et communes flamandes, rapporte que 20% des personnes privées de leurs allocations de chômage au 1er juillet ont déposé une demande d'aide sociale auprès d'un CPAS. Cette proportion dépasse les estimations initiales, qui tablaient sur un reflux limité vers les services d'aide sociale en raison d'un profil des exclus jugé proche du marché du travail.
Qui sont les personnes concernées ?
La vague d'exclusion visée concerne des chômeurs inscrits depuis au moins 12 mois et jusqu'à 24 mois. À l'échelle de la Flandre, cela peut concerner « potentiellement près de 14 000 individus », selon la VVSG. L'enquête menée auprès des CPAS du nord du pays révèle des différences territoriales marquées : l'impact est plus visible dans les centres-villes et les communes économiquement attractives, alors que dans les territoires ruraux le recours au revenu d'intégration est moindre, autour de 12%.
Des villes attirantes mais pas d'emploi pour tous
Les communes qui concentrent l'activité économique attirent davantage de personnes en recherche d'emploi, mais cela ne se traduit pas automatiquement par un accès plus rapide au travail. Les CPAS de ces zones font donc face à une pression accrue sur leurs services d'intégration sociale, d'aide financière et d'accompagnement.
Comparaison avec la précédente vague
Pour mémoire, lors de la troisième vague d'exclusion, la moitié des personnes concernées avait sollicité le revenu d'intégration, un taux nettement supérieur à celui observé cette fois-ci. La différence inter-vagues souligne la variabilité des profils et des besoins, mais aussi l'incertitude pour les administrations locales quant à la charge à prévoir.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Part des exclus ayant demandé le revenu d'intégration | 20% |
| Estimation du nombre d'exclus en Flandre | ~14 000 |
| Taux dans les communes rurales | 12% |
| Taux lors de la 3e vague d'exclusion | 50% |
Conséquences pour les salariés, demandeurs d'emploi et employeurs
- Pour les salariés et demandeurs d'emploi exclus : risque accru de précarité financière et de dépendance à l'aide sociale, nécessitant un accompagnement renforcé vers l'emploi durable.
- Pour les CPAS : une hausse des demandes de revenu d'intégration et des besoins d'accompagnement social, avec des implications budgétaires pour les communes.
- Pour les employeurs : la présence d'un vivier de personnes au profil parfois récent sur le marché du travail mais qui reste éloigné de l'emploi sans mesures d'activation adéquates.
La VVSG tire la sonnette d'alarme sur l'impact local de décisions prises à l'échelle régionale. Si la proportion observée cette fois est inférieure à celle de la troisième vague, elle reste significative et souligne que la fin des droits à assurance chômage ne se traduit pas mécaniquement par un retour rapide à l'emploi pour tous. Les communes, en particulier les agglomérations économiquement dynamiques, doivent s'attendre à une charge supplémentaire pour leurs dispositifs d'aide.
Les chiffres publiés par la VVSG invitent à interroger les modalités d'accompagnement post-exclusion : activation, formation, mobilité professionnelle et coordination entre services de l'emploi et services sociaux locaux seront déterminants pour limiter l'impact social de ces exclusions.