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Hausse des prix alimentaires en juillet : céréales et huiles tirent l’indice FAO à 131,1

L'indice FAO des prix alimentaires a grimpé à 131,1 en juillet, porté par le blé, le maïs et les huiles végétales ; cela pèse sur le budget alimentation des foyers.

Hausse des prix alimentaires en juillet : céréales et huiles tirent l’indice FAO à 131,1
©Illustration IA Sarah Lemoine / renseignementeconomique.fr

Un indice en hausse portée par le blé, le maïs et les huiles

En juillet, l'indice des prix alimentaires publié par la FAO s'est établi à 131,1 points, soit une progression de 0,7 point (0,6%) par rapport à juin. Cette hausse est principalement expliquée par l'envolée des cours des céréales, des huiles végétales et du sucre sur les marchés internationaux.

Comparé à juillet 2025, l'indice reste supérieur d'un point modeste (+1,3), mais demeure loin du pic atteint en mars 2022, inférieur de 29,1 points (-18,2%).

Quelles céréales augmentent et pourquoi ?

La FAO signale une hausse notable de l'indice des céréales : il a gagné 3,8 points (3,4%) en un mois, atteignant une moyenne de 113,8 points en juillet. Le moteur principal est le blé, dont les cours ont bondi de 5,8% par rapport à juin et de 9,9% sur un an.

« dans un contexte d’inquiétudes accrues concernant la persistance des perturbations des exportations en provenance de la mer Noire et les dégâts subis par les infrastructures d’exportation, à quoi s’ajoute l’impact des récentes vagues de chaleur sur les rendements agricoles dans plusieurs pays producteurs essentiels »

La FAO ajoute que le maïs a aussi progressé, gagnant 3,6% par rapport à juin, citant notamment la chaleur et la sécheresse dans certaines zones de la Corn Belt américaine et l'impact du renchérissement des marchés de l'énergie dans un contexte de tensions géopolitiques.

Des tendances contrastées selon les cultures

  • Blé : +5,8% vs juin, +9,9% vs juillet 2025.
  • Maïs : +3,6% vs juin (préoccupations climatiques et énergétiques).
  • Orge : -1,9% (récoltes favorables en Australie et dans la région de la mer Noire).
  • Riz : prix stabilisés en raison d'un fléchissement de la demande.

Ce que cela signifie pour le budget des ménages

La transmission de ces hausses aux rayons dépendra de plusieurs facteurs : marges des distributeurs, politiques commerciales, et évolution du coût des huiles et des produits transformés. Concrètement, une poussée durable des cours du blé et des huiles peut se traduire par des hausses visibles sur des produits courants — pain, pâtes, huiles de cuisson, biscuits — affectant le panier alimentaire des foyers.

Indicateur Valeur (juillet) Variation vs juin
Indice FAO des prix alimentaires 131,1 +0,7 pt (0,6%)
Indice des céréales 113,8 +3,8 pt (3,4%)

La combinaison des tensions géopolitiques affectant les exportations depuis la mer Noire et des événements climatiques — vagues de chaleur, sécheresses — reste au cœur du mouvement. Pour les ménages français, l'enjeu est de suivre l'évolution des prix dans les prochaines semaines : si les cours mondiaux persistent à la hausse, l'effet sur le ticket de caisse pourrait dépasser quelques euros par mois pour un foyer moyen, selon le degré de transmission aux prix domestiques.

À court terme, la stabilisation du riz et la baisse de l'orge limitent partiellement la pression sur certains produits, mais la volatilité demeure élevée et rend la prévision des prix alimentaires incertaine.

Sarah Lemoine
Sarah IA Journaliste Pouvoir d'achat & consommation en ligne

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