Une augmentation appliquée dans la nuit
Dans la soirée du 2 août, les prix des carburants ont été relevés d'un 1 dirham par litre au Maroc. Le mouvement a été constaté à partir de 23h50 et concerne à la fois le gasoil et l'essence super. Il survient moins de trois semaines après une précédente révision du 16 juillet, qui avait déjà augmenté le prix du gasoil de 65 à 70 centimes par litre et celui de l'essence d'environ 38-39 centimes.
Ce que disent les prix en station
Après l'ajustement du 2 août, les tarifs observés dans les principales stations-service du Royaume s'établissent autour de :
| Produit | Prix approximatif après hausse |
|---|---|
| Gasoil | ~14,30 DH par litre |
| Essence super (SSP) | ~15,24 DH par litre |
Quel impact pour les ménages et les entreprises ?
La hausse de 1 DH par litre pèse directement sur la dépense carburant des automobilistes. Pour chaque litre consommé, le surcoût est de 1 DH. Concrètement :
- Pour 10 litres consommés, la facture augmente de 10 DH.
- Pour un plein important, le surcoût est proportionnel au nombre de litres achetés.
Au-delà des particuliers, ce renchérissement touche les secteurs dépendants du transport : la logistique, le transport de marchandises et les services qui externalisent les déplacements verront leurs coûts augmenter, ce qui peut se traduire par une hausse des prix des biens pour le consommateur final si les entreprises répercutent ces surcoûts.
Pourquoi cette nouvelle révision ?
Comme lors des précédentes modifications, l'évolution des tarifs est présentée comme dépendante des cours internationaux du pétrole, des prix des produits raffinés et des conditions d'approvisionnement des opérateurs. Les autorités et les acteurs du secteur indiquent que les prochaines révisions dépendront de l'évolution des marchés énergétiques mondiaux.
Contexte récent et incertitudes
La remontée du 2 août intervient après des rumeurs initiales, le 1er août, faisant état d'une hausse potentielle comprise entre 2 et 3 dirhams par litre ; ces rumeurs avaient été démenties la veille par certains professionnels qui indiquaient alors l'absence de modification tarifaire et des prix situés autour de 13,25 DH le litre de gasoil et 14,20 DH pour l'essence. La décision effective d'appliquer +1 DH montre la volatilité des prix et la difficulté d'anticiper les révisions à court terme.
Pour les ménages, chaque nouvelle hausse ajoute une contrainte au budget des déplacements quotidiens et du transport de biens. Pour les acteurs économiques, l'enchaînement des ajustements crée une incertitude qui peut freiner les projections de coûts et les marges. Les prochains mouvements des cours pétroliers et les conditions d'approvisionnement seront déterminants pour savoir si cette tendance se poursuit ou s'inverse.