Une proposition de la CRE qui vise principalement le TURPE
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a transmis au gouvernement une proposition d'augmentation moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés de vente de l'électricité (TRVE) au 1er août 2026. Selon l'autorité indépendante, cette hausse correspondrait à une surcout d'environ 26 € TTC par an pour la consommation domestique moyenne en France.
Combien pour un foyer moyen ?
La CRE indique que la consommation moyenne retenue est de 4,5 MWh par an (4 500 kWh). Sur cette base, la facture annuelle moyenne passerait de 1 046 € TTC à 1 072 € TTC. La proposition a été transmise au Conseil supérieur de l'énergie pour avis ; la décision finale appartient au gouvernement.
| Indicateur | Avant | Après (proposition CRE) |
|---|---|---|
| Consommation moyenne | 4,5 MWh / an | |
| Facture annuelle (TTC) | 1 046 € | 1 072 € |
| Variation | +2,5 % (≈ +26 € / an) | |
Pourquoi cette augmentation ?
La CRE explique que trois composantes déterminent les tarifs réglementés : l'approvisionnement en électricité, le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (TURPE) et les taxes. La hausse proposée découle principalement de l'augmentation du TURPE, ainsi que du coût du mécanisme garantissant la disponibilité de l'électricité lors des pics de consommation. La CRE précise par ailleurs que l'évolution moyenne proposée est de l'ordre de +5,98 € par MWh TTC.
« 19,37 millions de clients résidentiels » avaient souscrit un contrat aux tarifs réglementés de vente de l'électricité à fin mars en France métropolitaine continentale.
Qui est concerné ?
La proposition touche en priorité les ménages toujours au tarif réglementé de vente de l'électricité (TRVE). La CRE recense 19,37 millions de clients résidentiels sur ce statut en métropole à la fin mars. Ces tarifs coexistent avec les offres de marché proposées par les fournisseurs depuis l'ouverture à la concurrence.
- Impact individuel : environ +26 € TTC/an pour un foyer moyen (4,5 MWh).
- Étendue : concerne près de 19,4 millions de clients résidentiels encore au tarif réglementé.
- Prochaine étape : avis du Conseil supérieur de l'énergie puis décision gouvernementale.
Contexte national et relais sur le pouvoir d'achat
Cette proposition intervient dans un contexte où la structure du marché de l'électricité en France a évolué depuis le 1er janvier 2026, avec notamment la fin de l'encadrement des prix de la production nucléaire. À l'échelle d'un foyer, la hausse est relativement limitée en valeur absolue (quelques dizaines d'euros par an) mais elle s'inscrit dans un ensemble d'évolutions tarifaires susceptibles d'alimenter les préoccupations sur le pouvoir d'achat, surtout pour les ménages à faibles revenus et pour ceux qui disposent déjà de marges de dépenses limitées.
Le gouvernement a le dernier mot. Si l'exécutif suit l'avis de la CRE, la revalorisation entrerait en vigueur au 1er août. Sinon, une décision différente pourrait être prise après les avis consultatifs.
Sur la facture, deux ordres de grandeur sont utiles à garder en tête : la hausse proposée représente environ +2,5 % du tarif et ≈ +26 € par an pour le profil moyen ; le montant par mégawattheure augmente, selon la CRE, d'≈ +5,98 € / MWh TTC.