Contrôle renforcé des produits amaigrissants sur les places de marché
Les autorités sanitaires ont intensifié leurs actions contre la commercialisation de compléments alimentaires amaigrissants diffusés sur les grandes plateformes de commerce électronique. Depuis le début novembre, les inspections du Département de la sécurité alimentaire mettent au jour des produits vendus avec des allégations et des certificats inexistants, créant un risque sanitaire et une problématique de confiance pour les consommateurs.
Les enquêtes ont ciblé des annonces présentes notamment sur TikTok, Shopee et Lazada. Le constat des services : des étiquetages affichant des effets « spéciaux » non vérifiés, des mentions de certifications usurpées et, in fine, des produits proposés à la vente sans preuve d'enregistrement auprès des autorités compétentes.
Un exemple précis : le produit « MINAMI 12kg Perte de poids »
À l'appui de leur vigilance, les inspecteurs ont relevé le cas du produit « MINAMI 12kg Perte de poids Réduction de la graisse abdominale », mis en vente sur la plateforme Shopee. L'annonce présentait un certificat d'enregistrement supposé — n° 5438/2024/ĐKSP, daté du 12 juillet 2024 — qui, selon le Département, n'a jamais été délivré. En réaction, le Département a adressé à Shopee une lettre officielle, la n° 2285/ATTP-SP datée du 11 novembre 2025, lui demandant de cesser immédiatement la vente du produit et de retirer toute information le concernant.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Produit signalé | MINAMI 12kg Perte de poids Réduction de la graisse abdominale |
| Certificat affiché | n° 5438/2024/ĐKSP (12/07/2024) — non délivré |
| Action administrative | Lettre n° 2285/ATTP-SP adressée à Shopee (11/11/2025) |
Enjeux marketing et responsabilité des plateformes
Pour le secteur marketing, cette affaire illustre plusieurs points : la tentation des annonceurs d'utiliser des allégations impactantes pour capter l'attention sur des formats courts, la difficulté pour les places de marché à contrôler en temps réel la véracité des documents fournis par les vendeurs, et la vulnérabilité des consommateurs face aux promesses de résultats rapides.
- Risque réglementaire : les plateformes sont mises sous pression pour retirer les offres non conformes et sanctionner les vendeurs fautifs.
- Crédibilité : la multiplication d'annonces trompeuses fragilise la confiance des acheteurs envers les canaux digitaux.
- Surveillance accrue : le Département multiplie les courriers et contrôles pour faire respecter l'enregistrement des produits.
Le Département de la sécurité alimentaire a, selon ses communications, adressé à plusieurs reprises des documents aux plateformes et aux autorités compétentes pour demander le retrait des produits contrefaits et la sanction des pratiques illégales. Pour l'écosystème du commerce en ligne, la séquence annonce un renforcement des obligations de conformité et, vraisemblablement, des procédures de vérification plus strictes imposées aux opérateurs.
En l'absence d'un dispositif automatisé et harmonisé de contrôle des certificats sur les places de marché, les risques persistent : non seulement pour la santé publique, mais aussi pour la réputation des plateformes et des annonceurs qui misent sur des messages hyperboliques. Les prochaines étapes dépendront de la capacité des acteurs du numérique à déployer des outils de traçabilité et de modération efficaces, ainsi que de la volonté des régulateurs à transformer les rappels en sanctions effectives.