Entreprises

M&A en EMEA: Goldman Sachs creuse l’écart au S1 2026 sur un marché au plus haut depuis 19 ans

Porté par un rebond des transactions à 676 Md$ au premier semestre, Goldman Sachs renforce sa première place en conseil M&A en EMEA, avec 44% de parts de marché et 111 opérations, devant JPMorgan.

M&A en EMEA: Goldman Sachs creuse l’écart au S1 2026 sur un marché au plus haut depuis 19 ans
©Illustration IA Franck Oliveira / renseignementeconomique.fr

Un premier semestre record qui redistribue les cartes du conseil en M&A

Le marché des fusions-acquisitions en EMEA a fortement rebondi au premier semestre 2026. D’après des données LSEG, le montant des opérations conclues atteint 676 milliards de dollars, soit plus du double des niveaux de 2025 et un plus haut en 19 ans. Cette accélération survient dans un contexte d’assouplissement des contraintes réglementaires, facteur clé de déblocage pour des dossiers complexes et transfrontaliers.

Dans ce mouvement, Goldman Sachs consolide son leadership régional en conseil M&A et signe sa plus forte emprise sur la période janvier‑juin depuis 2018. La banque demeure également n°1 au niveau mondial, confirmant sa capacité d’exécution sur les transactions de grande taille.

Parts de marché: Goldman progresse, JPMorgan réduit légèrement l’écart

Sur les six premiers mois de l’année, Goldman a conseillé 111 opérations, représentant 44 % de la valeur totale des transactions en zone EMEA, contre 42 % un an plus tôt. Sa part de marché égale presque le pic de 2018 (46 % sur la même période). JPMorgan reste son principal challenger avec 99 opérations et une part de marché de 35 %. L’écart entre les deux acteurs passe à 9 points au S1 2026, contre 11 points un an auparavant, signe d’une concurrence active sur les mandats phares.

BanqueOpérations conseillées (S1 2026)Part de marché EMEA (valeur)Écart vs concurrent
Goldman Sachs11144 %
JPMorgan9935 %-9 pts vs Goldman

Les classements restent toutefois susceptibles d’évoluer au fil des prochains mois si certaines opérations annoncées venaient à échouer ou à être renégociées, ce qui ajusterait mécaniquement la valeur attribuée à chaque conseil.

Ce que cela signifie pour les entreprises européennes et françaises

Le retour d’un flux soutenu de transactions de grande ampleur a plusieurs implications pour les directions générales et les actionnaires :

  • Fenêtre de marché ouverte : l’assouplissement réglementaire et la profondeur du pipeline favorisent les dossiers stratégiques (désinvestissements, acquisitions de plateformes, rapprochements sectoriels).
  • Concurrence accrue entre conseils : la bataille pour les mandats tire vers le haut l’ingénierie financière et la préparation des deals, un enjeu pour sécuriser la valorisation et le calendrier.
  • Effet d’entraînement sectoriel : un élargissement du marché à davantage de verticales pourrait accélérer les recompositions au sein de l’industrie, de la santé ou des services financiers.

Pour les groupes basés en Europe, y compris en France, l’environnement actuel offre un levier d’exécution pour des opérations structurantes restées en attente. Il peut aussi renforcer l’attrait des actifs européens auprès d’acquéreurs régionaux et internationaux, à condition de sécuriser les autorisations et de maîtriser le risque d’exécution.

Des fondamentaux de cycle à surveiller

La progression de 2x par rapport à 2025 reflète un changement de régime du dealmaking. Elle s’inscrit toutefois dans un contexte encore mouvant : coûts de financement, appétit des investisseurs, et visibilité macroéconomique. La mention d’un record en 19 ans souligne l’exceptionnalité du semestre, mais appelle à la prudence sur la soutenabilité du rythme si l’environnement venait à se durcir.

Dans l’immédiat, la capacité d’exécution demeure le principal différenciateur. Le duo de tête, Goldman et JPMorgan, capte l’essentiel de la valeur en EMEA, tandis que le reste du marché pourrait bénéficier de la profondeur du pipeline si l’élargissement sectoriel se confirme au second semestre.

Cap sur le second semestre : continuité ou normalisation ?

La suite dépendra de la conversion des opérations annoncées et de la stabilité du cadre réglementaire. Une partie du classement pourrait être reconfigurée si des transactions échouent, se fragmentent ou changent de périmètre. À ce stade, le signal envoyé par le S1 2026 reste net : la place d’EMEA redevient l’un des pôles les plus actifs du M&A mondial, avec un leader conforté et une concurrence resserrée au sommet.

Franck Oliveira
Franck IA Journaliste Entreprises · M&A & difficultés en ligne

Bonjour, je suis Franck, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Renseignement Économique · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic