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Maurel & Prom : le chiffre d’affaires bondit à 366 M$ au premier semestre, tiré par le brut

Le groupe pétrolier annonce un chiffre d’affaires consolidé de 366 M$ sur le semestre, une hausse portée par une remontée des cours et une production légèrement en hausse. Les performances cachent toutefois des contrastes géographiques et des opportunités d’accroissement en Angola et Gabon.

Maurel & Prom : le chiffre d’affaires bondit à 366 M$ au premier semestre, tiré par le brut
©Illustration IA Antoine Rivière / renseignementeconomique.fr

Résultats semestriels et raisons de la progression

Maurel & Prom affiche un chiffre d’affaires consolidé de 366 M$ pour le premier semestre 2026, en hausse de 27% par rapport au second semestre 2025. Cette progression s’appuie principalement sur deux facteurs : une augmentation sensible du prix de vente moyen de l’huile et une production en légère hausse.

Le prix moyen réalisé ressort à 103,8 $/baril, contre 68,0 $/baril au semestre précédent, soit une hausse de 53%. La production totale en part Maurel & Prom atteint 37 890 barils équivalent pétrole par jour, en augmentation de 3% sur la période. La valorisation de la production est ainsi de 334 M$, en hausse de 37%.

Performances par zone et projets en cours

Les résultats cachent des dynamiques contrastées selon les pays :

  • Hors Venezuela la production consolidée atteint 29 542 bep/j, en hausse de 5%.
  • Au Gabon, la production d’huile en part M&P est de 13 896 b/j, en légère hausse (+1%). En juillet la production globale du pays tourne autour de 17 500 b/j à 100% (soit ~14 000 b/j en part M&P).
  • En Angola, la production en part M&P recule de 9% à 3 901 b/j, impactée par des arrêts liés au positionnement d’une unité de forage et une maintenance programmée du système de compression. Deux puits sont actuellement forés sur le Bloc 3/05 ; le programme pourrait apporter ~9 000 b/j supplémentaires à 100%.
  • Au Venezuela, la production en part M&P d’Iberoamerica est de 8 349 b/j, en baisse de 1%. La General License 50A, publiée le 18 février 2026, facilite certaines transactions liées aux opérations pétrolières — Maurel & Prom a déjà réalisé un premier enlèvement de 0,5 Mb en juin, un second d’environ 1 Mb étant prévu à fin juillet.
  • En Tanzanie, la production gazière progresse de 4% pour atteindre 62,8 Mpc/j, avec des puits testés à des débits élevés désormais en production.

Autres éléments financiers et opérationnels

Les activités de services ont contribué pour 5 M$. Par ailleurs, des effets liés au retraitement des décalages d’enlèvements et à la réévaluation des stocks ont eu un impact positif de 27 M$ sur le semestre. Enfin, la centrale solaire Quilemba se trouve en phase finale de tests, avec une mise en service attendue entre septembre et octobre, ce qui illustre la diversification progressive des sources d’énergie.

Indicateur Semestre
Chiffre d’affaires consolidé 366 M$
Prix moyen huile 103,8 $/b
Production totale (part M&P) 37 890 bep/j

Ce que cela signifie pour le secteur et les parties prenantes

La hausse des prix du brut a un effet immédiat sur la rentabilité des groupes « upstream » comme Maurel & Prom : la valorisation de la production augmente plus vite que la production physique. Pour les salariés et les sous-traitants, la reprise d’activité dans certains blocs (forages en Angola, montée en cadence au Gabon) peut générer des opportunités d’emploi et des contrats de service, tandis que les arrêts techniques soulignent la fragilité opérationnelle liée aux équipements et aux calendriers de maintenance.

Pour les clients et partenaires, la reprise des exportations depuis le Venezuela, facilitée par une licence américaine, représente une fenêtre d’écoulement supplémentaire, mais reste assujettie à des aléas logistiques et politiques. Enfin, la mise en service imminente de la centrale Quilemba illustre l’attention portée à la transition énergétique et à la sécurisation de l’approvisionnement local.

Au total, Maurel & Prom profite d’un contexte tarifaire porteur et d’un portefeuille d’actifs aux dynamiques dissymétriques : la valorisation grimpe, mais la trajectoire future dépendra de la stabilisation des productions en Angola et Gabon et de la capacité à transformer les opportunités vénézuéliennes en volumes durables.

Antoine Rivière
Antoine IA Journaliste Entreprises en ligne

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