Une carte nationale pour découvrir les ateliers et usines
Le tourisme industriel gagne du terrain. Michelin Éditions met sur le marché une carte dédiée aux entreprises qui ouvrent leurs portes au public. L’outil recense 356 sites répartis partout en France et est proposé au prix de 8,95 euros. Réalisée avec l’association Entreprise et Découverte, cette carte entend guider les curieux vers « la France des savoir-faire », depuis les ateliers artisanaux jusqu’aux lignes de production de grands groupes.
« La visite d'entreprise est une exception économique et culturelle française, une expérience unique et authentique au cœur des usines et des ateliers. C'est aussi le meilleur moyen de soutenir le Fabriqué en France et les entreprises engagées dans un développement responsable »
Cette déclaration, signée par Cécile Pierre, déléguée générale d’Entreprise et Découverte, résume l’ambition portée par cette initiative : rapprocher le public des processus de fabrication, et donner à voir des filières qui investissent dans la qualité et la durabilité.
Un mouvement qui s’amplifie
Selon les éléments communiqués, 4 000 entreprises sont aujourd’hui ouvertes à la visite en France, contre 2 000 il y a cinq ans. Le phénomène n’est donc pas nouveau, mais son ampleur a fortement augmenté. Cette dynamique s’inscrit dans un intérêt accru pour le « fabriqué en France », l’origine des produits et la transparence des chaînes de production. Pour l’énergie, la présence de sites d’EDF dans la sélection ancre ce tourisme au cœur d’un secteur stratégique pour les ménages et l’économie, en offrant un accès direct aux coulisses de la production et de la distribution d’électricité.
Des géants de l’industrie aux savoir-faire gourmands
La carte couvre un large spectre, des industries lourdes aux métiers de bouche. Elle référence aussi bien des acteurs emblématiques que des maisons patrimoniales. Quelques exemples cités :
- Des sites d’EDF et d’Airbus pour le versant industriel et technologique.
- Des maisons comme Fragonard et la Monnaie de Paris pour l’artisanat d’excellence.
- Des ateliers alimentaires, de la Pastillerie de Vichy aux calissons du Roy René.
- Le Slip Français, récemment coté, côté mode et textile.
Pour faciliter l’orientation, les entreprises sont classées en six univers thématiques : agroalimentaire, industrie, métiers d’art, mode et textile, vins et spiritueux, parfumerie et cosmétique.
Ordres de grandeur et repères clés
Les données disponibles permettent de situer l’essor de ce tourisme de production. Le tableau ci-dessous récapitule les chiffres mentionnés :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Sites sur la carte Michelin | 356 |
| Entreprises ouvertes à la visite (France) | 4 000 |
| Il y a cinq ans | 2 000 |
| Prix public de la carte | 8,95 euros |
Ce que cela change pour le public et les filières
En mettant à portée de main des visites de sites comme ceux d’EDF, la carte donne des clés concrètes pour comprendre comment se fabriquent les biens et services du quotidien, y compris l’électricité. Sans prétendre couvrir tout le parc industriel, cette sélection crée un premier parcours de découverte, susceptible d’alimenter la curiosité du grand public et des familles. Elle répond aussi à la demande croissante de transparence et de pédagogie sur les processus industriels, qu’il s’agisse de production énergétique, de parfumerie, d’aéronautique ou d’agroalimentaire.
Au-delà des visites, l’enjeu est également de visibilité. Être référencé dans un guide national aux côté de grands noms comme Airbus ou Fragonard peut renforcer l’attractivité des filières et de leurs métiers. Pour le consommateur français, la mise en lumière de ces sites offre des repères tangibles sur l’origine et la transformation des produits, tout en mettant en avant les engagements évoqués par l’association partenaire autour du « Fabriqué en France » et d’un développement qualifié de « responsable ».
Un été pour voir la France qui fabrique
Parce qu’elle concentre 356 adresses et s’appuie sur un réseau de 4 000 entreprises déjà ouvertes, la carte de Michelin Éditions constitue un point d’entrée pratique pour organiser des visites tout au long des vacances. Pour l’énergie comme pour les autres filières, elle propose une immersion rare « au cœur des usines et des ateliers », selon les termes de sa conceptrice, et, in fine, un moyen direct de relier l’appareil productif aux attentes du public.