Un départ anticipé rendu possible par la carrière longue
Partir avant l’âge légal tout en sécurisant une pension confortable reste rare. C’est pourtant ce qu’a réalisé une ex-directrice de restaurants d’une grande enseigne, qui a liquidé sa retraite le 1er avril 2024, à 60 ans et 3 mois. Son dossier coche les critères du dispositif de carrière longue : elle a commencé à travailler à 19 ans et a validé, avant ses 20 ans, les trimestres exigés. À cela s’ajoutent les trimestres accordés au titre de ses trois enfants. L’ensemble a permis une sortie anticipée, sans attendre les seuils ordinaires d’âge.
Un relevé de carrière, déclencheur de la décision
Tout est parti d’un relevé de carrière reçu autour de 55 ans. En l’examinant finement, elle a identifié qu’elle remplissait les conditions pour partir plus tôt. Sur le terrain, l’usure post-crise sanitaire a pesé dans l’arbitrage : à la tête d’un établissement, le rythme soutenu l’a décidée à tourner la page. Elle a alors exercé son droit au départ anticipé, au prix d’un changement de vie assumé.
Des revenus supérieurs à la moyenne qui se reflètent dans la pension
Dans la dernière phase de sa carrière, cette directrice avait opté pour un restaurant fermé le soir, afin de préserver sa vie personnelle. Son salaire net avant impôts se situait alors autour de 3 500€, après des postes plus exposés rémunérés jusqu’à 6 000€ brut par mois. À la retraite, sa pension avoisine désormais 3 000€ nets avant impôts. L’écart avec son ultime rémunération se situe entre 400 et 500€, une transition plus favorable que la moyenne observée.
| Indicateur | Montant |
|---|---|
| Dernier salaire net avant impôts | 3 500€ |
| Pension nette avant impôts | ~3 000€ |
| Écart estimé | 400–500€ |
| Pension moyenne (DREES, 2023) | 1 541€ nets |
La DREES