Stacks met en place l’infrastructure pour rendre le Bitcoin « productif »
Stacks publie un rapport d’activité pour le deuxième trimestre 2026 qui marque une étape importante dans sa feuille de route : le protocole affirme avoir franchi la barre de 1,6 million de portefeuilles cumulés et déployé en testnet public le mécanisme qui doit permettre le Bitcoin Staking. Ces éléments, couplés à des partenariats institutionnels, font basculer Stacks d’un projet expérimental vers une infrastructure plus mûre pour la finance bitcoin-native.
Sur les chiffres, le rapport fait état d’une progression de 8,0 % du nombre d’utilisateurs d’un trimestre sur l’autre. La création de nouveaux portefeuilles a, elle, bondi de près de 53 % : 72 000 portefeuilles au T1 contre 110 000 au T2. Ces dynamiques témoignent d’une adoption croissante, même si le volume absolu reste modeste comparé aux grands écosystèmes blockchain.
| Indicateur | T1 2026 | T2 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Portefeuilles cumulés | — | 1,6 million | +8,0 % (trimestriel) |
| Nouveaux portefeuilles | 72 000 | 110 000 | +~53 % |
Techniquement, Stacks a développé et déployé PoX‑5, le mécanisme on‑chain qui doit sécuriser le Bitcoin Staking. Après un premier déploiement sur un testnet privé destiné aux partenaires institutionnels, PoX‑5 est désormais sur un testnet public en cours d’audit avant une éventuelle mise en mainnet.
- Partenariats : Fireblocks a été choisi comme partenaire pour la conservation institutionnelle ; UTXO Management (filiale de Nakamoto Inc.) est annoncé comme premier partenaire de lancement du Bitcoin Staking.
- Écosystème : extension des programmes de subventions et du programme Foundry pour soutenir le développement d’applications « bitcoin‑native ».
- Calendrier : le Bitcoin Staking est attendu en mainnet au troisième trimestre, après finalisation des audits.
« Le Bitcoin a passé des années à s’imposer comme un actif. La prochaine étape consiste à rendre cet actif productif, et Stacks a réalisé de solides progrès en ce sens au T2 2026 », déclare Alex Miller, CEO de Stacks Labs.
Ce passage à l’échelle et l’entrée de prestataires institutionnels donnent à ce projet une coloration plus professionnelle : Fireblocks gère des flux conséquents d’actifs numériques et sa participation est un signal de crédibilité pour des acteurs cherchant des solutions de conservation réglementées. De son côté, UTXO Management apporte une expertise spécifique au Bitcoin.
Cependant, plusieurs points appellent à la prudence. D’abord, le succès technique d’un testnet public ne garantit pas une adoption immédiate en mainnet ni l’adhésion des grandes institutions financières. Ensuite, le modèle même de rendre le Bitcoin « productif » via des mécanismes de staking soulève des questions de sécurité et de conformité, surtout en Europe où les régulateurs surveillent de près les produits synthétiques et les services de conservation.
En l’état, Stacks progresse vers son objectif de transformer une partie de l’offre de Bitcoin en un capital générateur de rendement, mais le chemin jusqu’à une implémentation robuste et acceptée par les acteurs institutionnels reste semé d’étapes techniques et réglementaires. Les prochains mois — audits, retours du testnet public et mise en mainnet — seront déterminants pour juger de l’impact réel sur le marché.