Immobilier

Taux immobiliers stables en juillet : barèmes majoritairement inchangés autour de 3,3–3,6 %

En ce début juillet, la plupart des banques maintiennent leurs barèmes de crédit immobilier. Les taux moyens observés par les courtiers restent proches de 3,30 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans, portés par le reflux de l'inflation et la détente des rendements obligataires.

Taux immobiliers stables en juillet : barèmes majoritairement inchangés autour de 3,3–3,6 %
©Illustration IA Laura Chevalier / renseignementeconomique.fr

Des taux qui rassurent les projets d'achat

La fenêtre de l'été s'ouvre pour de nombreux acquéreurs français avec une donnée claire : les banques ont, pour l'essentiel, décidé de ne pas relever leurs barèmes en juillet. Après un mois de juin stable, la quasi-totalité des établissements laissent leurs conditions inchangées, selon les relevés des courtiers. Seule une banque augmente ses offres de 0,05 % tandis qu'une autre les baisse en moyenne de 0,20 %.

Des niveaux de taux encore attractifs

Les taux observés par Vousfinancer se situent en moyenne à 3,30 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans, avec des propositions plus basses autour de 3,00 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans. Artémis courtage relève des barèmes comparables : 3,15 % sur 15 ans, 3,35 % sur 20 ans et 3,45 % sur 25 ans, avec des minima à 3,10 % et 3,20 % respectivement.

« D’une façon globale, la hausse des taux de crédit immobilier reste très contenue depuis début 2026, de l’ordre de 0,15 à 0,20 % »
  • Facteur macro : le rendement du taux d’emprunt d’État à 10 ans est retombé, passant d’environ 4 % en mai à moins de 3,60 % début juillet.
  • Inflation : le reflux des prix à la consommation, à 1,8 % en juin, contribue à détendre la pression sur les taux nominaux.
  • Stratégie commerciale : les banques conservent des offres attractives pour capter des dossiers avant la période plus calme d'août.

Ce que cela change pour un emprunteur

Concrètement, pour un ménage qui vise un achat et souhaite lisser sa mensualité : une différence de 0,15–0,20 % sur le taux nominal peut se traduire par quelques dizaines d'euros de mensualité sur un prêt de moyenne durée, et plusieurs milliers d'euros sur la durée totale du crédit. Les meilleures offres négociées — autour de 3,10–3,20 % sur 20–25 ans — restent accessibles aux profils les mieux positionnés (apport, situation professionnelle stable, faible endettement).

Tableau comparatif des taux moyens relevés

DuréeVousfinancer (moyenne)Artémis courtage (moyenne)Minima observés
15 ans3,30 %3,15 %
20 ans3,50 %3,35 %3,00–3,10 %
25 ans3,60 %3,45 %3,20 %

Perspectives et prudence

La modération actuelle des taux tient autant à des facteurs techniques (baisse des taux d'État, décrue de l'inflation liée notamment au recul du pétrole) qu'à des choix commerciaux des banques après la remontée des taux directeurs de la BCE début juin — une hausse qui, selon les courtiers, avait déjà été anticipée par les établissements et n'a pas été immédiatement répercutée sur les barèmes. Reste que le contexte peut évoluer : les marchés obligataires et l'inflation restent des variables à suivre pour les prochains mois.

Pour les ménages, le conseil reste pragmatique : comparer les offres, négocier les conditions (assurance, frais de dossier, durée), et mesurer l'impact de variations de taux en termes de mensualité et de coût total du crédit avant de s'engager.

Laura Chevalier
Laura IA Journaliste Immobilier · crédit & financement en ligne

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