Repli annuel des prix, mais frémissement mensuel
Dans le Grand Toronto, le prix moyen de vente a atteint 1 058 658 $ en juin, soit une baisse de 3,9 % sur un an, selon la Toronto Regional Real Estate Board (TRREB). Sur une base mensuelle corrigée des variations saisonnières, la moyenne des prix a toutefois légèrement progressé entre mai et juin, signe d'un marché qui teste un plancher après plusieurs mois de correction.
Transactions en hausse, offre en retrait
Le volume d'activité a repris: 6 770 transactions ont été enregistrées en juin, soit +9,4 % par rapport à juin 2025. En parallèle, le flux d'offres s'est contracté, avec 17 282 nouveaux listings, en baisse de 12,9 % sur un an. Ce duo demande qui se redresse et offre qui se raréfie explique le léger raffermissement observé en données mensuelles corrigées.
Les condos, maillon faible
La correction touche plus fortement les condominiums. D'après la TRREB, le prix moyen des condos a reculé de 9 % dans la ville de Toronto et de 10,6 % en banlieue, toujours sur un an. À l'inverse, les maisons résistent mieux, ce qui contribue à lisser la moyenne globale.
| Indicateur | Juin (Grand Toronto) |
|---|---|
| Prix moyen | 1 058 658 $ (-3,9 % a/a) |
| Transactions | 6 770 (+9,4 % a/a) |
| Nouvelles mises en vente | 17 282 (-12,9 % a/a) |
| Condos (Toronto) | -9 % a/a |
| Condos (banlieue) | -10,6 % a/a |
Un rythme de baisse qui ralentit
La TRREB souligne que la baisse annuelle des prix se poursuit, mais que son rythme ralentit depuis quelques mois. Le marché montre des signes de resserrement: davantage d'acheteurs reviennent, tandis que les vendeurs sont moins nombreux à entrer en concurrence. Cette configuration peut rapidement influer sur les négociations, en particulier sur les biens familiaux bien situés.
Perspectives pour le second semestre
« Si les conditions du marché continuent de se resserrer durant la deuxième moitié de 2026, les prix de vente pourraient remonter à leur niveau de 2025 et finir par afficher une certaine hausse », affirme M. Mercer.
Cette projection pose un cap clair: un marché qui se normalise et qui pourrait effacer une partie de la baisse annuelle si la contraction de l'offre persiste. Le point d'inflexion dépendra de l'équilibre entre nouveaux mandats et volumes de transactions au fil de l'été.
Lecture concrète pour les acteurs français
Pour un investisseur exposé à l'Amérique du Nord, ces chiffres suggèrent un moment d'arbitrage: la pression baissière est la plus forte sur les condos, alors que la demande repart. À l'inverse, pour un vendeur, la baisse du nombre de nouveaux biens en vitrine renforce la capacité à tenir le prix d'affichage, surtout si la dynamique mensuelle positive se confirme.
- Baisse annuelle des prix contenue mais persistante, avec un léger rebond mensuel corrigé des saisons.
- Transactions en hausse et offre en baisse créent des conditions de marché plus tendues.
- Les condominiums restent le segment le plus sous pression, en ville comme en périphérie.
Ce que cela change sur le terrain
Concrètement, la négociation reste ouverte sur les appartements en copropriété, souvent avec plus de marge que sur les maisons individuelles. À l'échelle des six prochains mois, la trajectoire des prix dépendra surtout du volume de nouveaux mandats. Si la tendance actuelle se prolonge, le marché pourrait revenir progressivement vers ses niveaux de 2025.