Un siècle d’histoire et une passation organisée
La société de peinture Fouillet Angers a officiellement changé de main le 30 juin 2026, lors d'une soirée de passation au cours de laquelle Jérôme Fouillet a remis les rênes au repreneur Édouard Lefèvre. Fondée par la famille Fouillet, l'entreprise revendique plus d’un siècle d’existence et une volonté affichée de préserver son identité et son savoir‑faire artisanal.
« La peinture, chez les Fouillet, c’est une histoire de famille et d’hommes, » résume Jérôme Fouillet.
Une transmission préparée et mesurée
La passation n’est pas une décision impulsive : elle traduit une préparation de longue durée. Jérôme Fouillet quitte la direction après près de trente ans à la tête de l’entreprise familiale. Le choix d’un repreneur extérieur au cercle familial, tout en maintenant les orientations historiques, illustre une stratégie courante chez les PME artisanales : garantir la continuité opérationnelle et la pérennité des emplois locaux.
Ce que signifie ce changement pour l’entreprise et ses salariés
Le maintien des valeurs et du savoir‑faire apparaît comme la priorité des protagonistes. L’histoire de la maison — commencée en 1900 par le grand‑père, puis structurée avec la création de l’entreprise par Jean‑Pierre Fouillet en 1968 — manifeste une culture d’entreprise centrée sur la formation et la transmission des compétences. Preuve de cette continuité, un apprenti formé au sein de la structure est présent depuis 43 ans et partira à la retraite l’année prochaine.
- Conserver l’emploi : la passation vise à préserver les emplois qualifiés liés à la production et aux chantiers.
- Protéger le savoir‑faire : la reprise par un tiers s’accompagne d’un engagement à maintenir les méthodes artisanales et la réputation.
- Assurer la transition : la préparation longue de la cession réduit les risques opérationnels et commerciaux.
Enjeux pour le secteur des PME familiales
La cession de Fouillet Angers illustre plusieurs enjeux macroéconomiques : le renouvellement des dirigeants au sein des PME familiales, la nécessité d’un repreneur capable de concilier modernisation et respect des pratiques traditionnelles, et l’importance de la transmission des compétences pour éviter la perte de savoirs métiers. Pour les clients, la continuité de la qualité est cruciale ; pour les salariés, la stabilité sociale et la perspective d’une retraite organisée — comme illustré par le départ prévu de l’un des plus anciens employés — sont au centre des préoccupations.
| Repère | Date / durée |
|---|---|
| Fondation par le grand‑père | 1900 |
| Création de l'entreprise par Jean‑Pierre Fouillet | 1968 |
| Direction de Jérôme Fouillet | près de 30 ans |
| Présence d’un salarié formé en interne | 43 ans (départ à la retraite prévu l’an prochain) |
La reprise par Édouard Lefèvre marque une nouvelle étape : préserver une tradition centenaire tout en assurant l’adaptation commerciale et technique nécessaire pour rester compétitif sur un marché où l’artisanat se confronte à des exigences de qualité, de délai et de coût. La manière dont le repreneur conciliera ces objectifs déterminera l’avenir de la maison Fouillet et constituera un cas d’école pour la transmission des PME familiales en France.