Capitaux saoudiens pour un projet phare en Afrique de l’Est
Un acteur privé saoudien de premier plan, Mabani Aljazeera Holding Group, s’associe au développement de Jabali Towers, complexe à usage mixte situé au cœur de la zone économique spéciale de Tatu City, au Kenya. L’opération est conduite via sa filiale Swan Properties. Elle se matérialise par une prise de participation de 50 % moins une action dans la société porteuse du programme, Rendeavour — propriétaire et développeur de Tatu City — demeurant actionnaire majoritaire.
Un ensemble mixte dimensionné et déjà bien engagé commercialement
Le projet se distingue par ses deux tours de 25 et 36 étages qui dominent l’écosystème urbain de Tatu City. Au cumul, la programmation représente 88 000 m², avec une offre d’équipements accessibles aux résidents et au public, dont 35 restaurants et boutiques. Côté marché, la traction est tangible : la première tour affiche une commercialisation dépassant les 80 %, un indicateur clé de demande solvable et de visibilité pour les flux de loyers futurs.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Surface totale | 88 000 m² |
| Hauteur des tours | 25 et 36 étages |
| Commerces/restaurants | 35 |
| Précommercialisation 1re tour | > 80 % |
| Participation de Swan Properties | 50 % moins une action |
Exécution industrielle et sécurisation de chantier
Sur le volet travaux, Tatu City a désigné China Road and Bridge Corporation comme maître d’œuvre du programme immobilier. Ce choix ancre le projet dans une logique d’industrialisation et de fiabilité d’exécution, généralement décisive pour le respect des délais et l’étalement des décaissements. Pour les utilisateurs finaux comme pour les investisseurs, cela conditionne la livraison effective des surfaces et, in fine, la mise en exploitation des m².
Confiance affichée des partenaires
Au moment de la signature, plusieurs parties prenantes ont été réunies : John Mwendwa (OGW), CEO d’InvestKenya, Abdullah AlMalki, Chairman de Mabani Aljazeera Holding Group, Stephen Jennings, fondateur et CEO de Rendeavour, ainsi que Hon. Lee Kinyanjui, CS for Investments, Trade, and Industry. La transaction met en lumière la capacité de la ZES de Tatu City à attirer des flux d’investissements directs étrangers, levier décisif pour la transformation urbaine et la montée en gamme de l’offre immobilière régionale.
« Le groupe Mabani Aljazeera Holding et Swan Properties sont ravis d'investir dans le projet immobilier emblématique Jabali Towers, situé à Tatu City »
Le message d’Abdullah AlMalki s’inscrit dans une stratégie conjuguant apport en capital, maîtrise de matériaux et savoir-faire de construction. L’objectif affiché est de hisser Jabali Towers au rang de projet vitrine sur le continent.
Ce que cela change pour les acteurs immobiliers
- Visibilité commerciale : une première tour vendue à plus de 80 % réduit le risque d’absorption et favorise la stabilité des loyers à l’exploitation.
- Montage capitalistique : le schéma de coentreprise avec une part de 50 % moins une action sécurise la gouvernance du promoteur historique (Rendeavour) tout en ouvrant l’accès à des poches de capitaux externes.
- Exécution : l’implication d’un maître d’œuvre international comme CRBC soutient la tenue des jalons de chantier, élément clé pour l’activation des flux locatifs et la maîtrise des coûts au mètre carré livré.
Une ZES qui capte les flux internationaux
Au-delà de la seule opération, le signal est macro : l’ancrage du projet dans une zone économique spéciale conjugue incitations réglementaires et infrastructures, catalysant l’arrivée de capitaux croisés. Pour les investisseurs comme pour les utilisateurs, cela se traduit concrètement par des surfaces livrables dans un écosystème urbain déjà équipé et par une capacité d’attraction de services et de commerces — ici, 35 points de vente et de restauration annoncés — qui soutient la liquidité des actifs à la revente ou en refinancement.
En pratique, les repères parlent d’eux-mêmes : des tours de 25 et 36 niveaux, un volume de 88 000 m², et une précommercialisation significative. Dans un cycle où la prévisibilité des cash-flows dépend autant du taux de remplissage que de la tenue des délais, ces éléments offrent un cadre lisible aux opérateurs comme aux utilisateurs. Ils confirment, surtout, l’appétit d’investisseurs du Golfe pour des opérations africaines de grande taille, avec une logique d’intégration de la chaîne de valeur (capitaux, matériaux, construction).