Un nombre important d'allocataires en juin 2026
En juin 2026, 9 376 personnes ont perçu des allocations chômage à Hanoï, d'après le Centre de services pour l'emploi de la capitale vietnamienne. Ce flux mensuel s'inscrit dans un contexte d'activité de placement soutenu : la même période a vu la ville employer 12 000 personnes par différents canaux.
Des moyens publics ciblés mais insuffisants face aux besoins
Les autorités locales ont mobilisé des fonds publics via la Banque de politique sociale pour financer des recrutements. En juin, 2 900 personnes ont retrouvé un emploi grâce à ces crédits, représentant une enveloppe de 524 milliards de dongs. Sur le semestre, ce sont 21 200 emplois financés par la collectivité pour un montant cumulé de 2 295 milliards de VND. Ces chiffres montrent des engagements budgétaires significatifs mais aussi une certaine dépendance à des dispositifs subventionnés pour la création d'emplois.
Les canaux de placement détaillés
- Placements via budget municipal : 2 900 en juin (524 milliards VND en juin ; 21 200 sur six mois pour 2 295 milliards VND).
- Exportation de main-d'œuvre : 635 embauches en juin ; 1 700 sur six mois.
- Salons de l'emploi et orientation : plus de 1 000 emplois attribués en juin ; 6 200 sur six mois via le Centre.
- Autres voies : 7 500 embauches en juin ; 73 200 sur six mois.
| Période | Personnes reclassées | Montants publics (VND) |
|---|---|---|
| Juin 2026 | 12 000 (dont 9 376 allocataires) | 524 milliards via la Banque de politique sociale |
| Six premiers mois 2026 | 102 300 (59,8% du plan annuel) | 2 295 milliards |
Salons et mise en relation : un levier opérationnel
Le Centre a organisé en juin 24 forums de recrutement rassemblant 562 entreprises offrant 12 354 postes ; lors de ces rencontres, 1 330 demandeurs ont été reçus en entretien. Depuis le début de l'année, 124 salons ont mobilisé près de 2 891 employeurs proposant plus de 60 000 offres, avec plus de 4 300 recrutements effectifs issus des salons.
Formation et reconversion : une priorité affichée
Le Centre a renforcé les actions de formation professionnelle et de reconversion pour les chômeurs, ainsi que les services de conseil à l'emploi et de placement. Ces mesures sont cruciales : si les aides à l'embauche permettent des résultats rapides, la formation reste essentielle pour adapter l'offre de travail aux besoins du marché et limiter la précarité des reprises d'emploi.
Ce que cela change pour les salariés et les employeurs
Pour les demandeurs d'emploi, ces dispositifs ouvrent des voies d'accès au marché du travail — mais la prépondérance d'emplois financés par la collectivité interroge la durabilité des trajectoires professionnelles. Pour les employeurs, les salons et les aides publiques facilitent le recrutement mais peuvent masquer des tensions structurelles : manque de compétences, inadéquation des offres et recours fréquent aux mesures publiques pour pallier des besoins privés.
Au plan opérationnel, l'enjeu est double : renforcer l'efficacité des mises en relation (qualité des entretiens, adéquation poste/candidat) et développer des formations ciblées pour transformer les embauches subventionnées en emplois durables. Les chiffres de Hanoï offrent un laboratoire d'observation utile pour les décideurs qui cherchent à équilibrer aides financières, insertion active et développement des compétences.