Deux collègues quittent la vie active le même jour
Le 26 juin 2026, l'école de Pierreville, intégrée au RPI avec Saint‑Germain‑le‑Gaillard et Le Rozel (Manche), a organisé une cérémonie de départ pour deux membres historiques de son équipe : Brigitte Saintillan, la directrice, et Marie‑Paule Ecourtemer, l'ATSEM.
La journée, construite autour de surprises préparées par les élèves, a rassemblé l'ensemble de l'établissement, révélant le rôle central de ces deux professionnelles dans le quotidien scolaire. Les enseignantes ont d'abord découpé la routine habituelle de sieste pour laisser place à une mobilisation collective : les sept classes se sont réunies dans la cour pour saluer leurs collègues.
Quarante ans au service des tout‑petits
Marie‑Paule Ecourtemer a été mentionnée pour ses quarante années passées auprès des jeunes enfants. Sa longévité au poste témoigne d'une continuité rare dans les métiers d'accompagnement périscolaire, où le lien intergénérationnel avec les familles et la mémoire institutionnelle jouent un rôle important.
| Élément | Informations |
|---|---|
| Date de la cérémonie | 26 juin 2026 |
| Structure | RPI (Pierreville, Saint‑Germain‑le‑Gaillard, Le Rozel) |
| Personnes concernées | Brigitte Saintillan (directrice), Marie‑Paule Ecourtemer (ATSEM) |
| Durée de service connue | 40 ans pour l'ATSEM |
| Classes réunies | 7 |
Une cérémonie bâtie sur le lien école‑famille
Le rassemblement des élèves et la présence nombreuse des parents au soir de l'événement montrent l'importance du lien entre l'école et la communauté locale. Les élus se sont joints aux hommages, rappelant le rôle des repères professionnels dans la vie quotidienne des petites communes et l'impact des départs sur l'organisation des établissements ruraux.
Conséquences et perspectives
Deux départs simultanés peuvent poser des défis pratiques : remplacement du personnel, maintien de la continuité éducative et transmission des savoirs professionnels. Dans les RPI, où les ressources humaines sont souvent partagées entre plusieurs villages, ces questions prennent une acuité particulière. Le départ d'une directrice entraîne des procédures institutionnelles — désignation d'un nouveau chef d'établissement, formalités administratives — tandis que la sortie d'une ATSEM demande de pourvoir un poste aux compétences très spécifiques en petite enfance.
- Pour l'école : réorganisation possible des emplois du temps et adaptation des équipes.
- Pour les familles : nécessité de recréer des liens de confiance avec de nouveaux professionnels.
- Pour la collectivité locale : gérer le recrutement et assurer la continuité du service public éducatif.
Si la cérémonie de Pierreville est d'abord un moment d'émotion et de reconnaissance, elle illustre aussi un enjeu récurrent : la valorisation des métiers d'accompagnement scolaire et la difficulté à pourvoir durablement certains postes en milieu rural. La mémoire professionnelle laissée par ces deux départs sera un atout pour leur successeur, à condition que la transmission soit organisée et que les collectivités assurent les moyens de recrutement.
Au-delà du geste symbolique, cette journée rappelle qu'une école n'est pas seulement un lieu d'enseignement : c'est un réseau de relations humaines où la continuité des parcours professionnels compte autant que les programmes scolaires.