Une PME dijonnaise qui monte en charge dans la filière nucléaire
CLM Industrie, PME basée à Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or), renforce sa position sur le marché des sous-traitants du nucléaire et de la défense. Spécialisée dans la fabrication d’outillages hermétiques, de caissons et de boîtes à gants industrielles, l’entreprise réalise 90% de son chiffre d’affaires dans ce secteur et collabore notamment avec le site CEA Valduc.
Investissement industriel et montée en capacité
Pour accompagner l’accélération de la filière, CLM a procédé à une montée en capacité notable : l’entreprise a triplé la surface de son site en livrant en avril 2025 un nouvel atelier de 1 500 m². Cet investissement s’est traduit par une dépense de 1,2 million d’euros destinée à l’équipement en machines d’usinage et à la mise en place d’une ligne de montage des équipements.
Objectifs commerciaux et ressources humaines
Grâce à ces moyens, CLM Industrie vise un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros pour l’exercice en cours. Pour tenir ce rythme et sécuriser les savoir-faire requis par la filière, la PME prévoit des recrutements ciblés et des actions de montée en compétences de ses équipes.
Un positionnement sur le civil et le militaire
Si CLM travaille aujourd’hui majoritairement pour le secteur militaire, la direction affiche la volonté de s’ouvrir davantage au nucléaire civil en France et en Europe. Cette stratégie s’inscrit dans un contexte national de relance des grands projets nucléaires civils et militaires, notamment la construction du porte-avions de nouvelle génération «France Libre», à laquelle la PME participera.
« Nous réalisons 90% de chiffre d’affaires dans ce secteur d’activité... Nous travaillons principalement pour le militaire, mais nous souhaiterions nous ouvrir au nucléaire civil dans les prochaines années. »
Conséquences pour la filière, les salariés et les donneurs d’ordre
- Pour la filière, l’accroissement des capacités de sous-traitance renforce la résilience industrielle face aux besoins croissants en équipements hermétiques et en pièces usinées de haute précision.
- Pour les salariés, la croissance implique des recrutements et des formations : il s’agit d’un enjeu de montée en compétences pour répondre aux standards stricts du nucléaire (sécurité, confinement, traçabilité).
- Pour les donneurs d’ordre (industriels et intégrateurs militaires), l’émergence d’acteurs comme CLM permet de diversifier les fournisseurs et de rapprocher la capacité productive des projets stratégiques nationaux.
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Part du CA dans le nucléaire | 90% |
| Investissement atelier | 1,2 M€ |
| Surface nouvel atelier | 1 500 m² |
| Objectif de chiffre d’affaires | 9 M€ |
La trajectoire de CLM illustre la dynamique actuelle des sous-traitants : face à la relance des grands programmes nucléaires, les PME qui investissent dans l’outil industriel et la compétence technique peuvent capter des segments à forte valeur ajoutée. Reste à concrétiser l’ouverture au nucléaire civil et à transformer l’opportunité en contrats durables, tout en conservant la conformité et la sécurité indispensables dans ces métiers.