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Cosma lève 2,05 M€ pour industrialiser ses essaims de drones sous-marins et sécuriser les fonds marins

La start-up niçoise Cosma a bouclé une levée complémentaire de 2,05 millions d'euros, portant son total à plus de 7 millions en dix-huit mois. Fondée en 2022, elle transforme ses outils de cartographie de biodiversité en systèmes d'inspection et de surveillance des infrastructures sous-marines critiques.

Cosma lève 2,05 M€ pour industrialiser ses essaims de drones sous-marins et sécuriser les fonds marins
©Illustration IA Romain Delacroix / renseignementeconomique.fr

Une injection de capital pour accélérer l'industrialisation

La start-up azuréenne Cosma a annoncé le 11 septembre un tour de financement complémentaire de 2,05 millions d'euros. Ce nouveau tour porte à plus de 7 millions d'euros le montant total levé par l'entreprise en dix-huit mois. L'opération, conduite avec Région Sud Investissement, Ring Capital et Sustainable Ocean Alliance, vise à faire passer la jeune pousse d'un stade de prototypage vers une production à plus grande échelle.

De la cartographie de la biodiversité à la surveillance des infrastructures

Née en 2022 autour de projets de cartographie marine, Cosma a été créée à Nice par Frédéric Mittaine, en lien étroit avec l'Ifremer (qui détient une participation) et le laboratoire Géoazur de Sophia Antipolis. L'entreprise conçoit des essaims de drones sous-marins, coordonnés avec des drones de surface, capables d'effectuer de la photogrammétrie et des mesures acoustiques.

Des données massives traitées par intelligence artificielle

Les appareils exploitent la collecte d'images à haute densité — les tours précédents annonçaient jusqu'à 100 000 images par hectare — puis des algorithmes d'intelligence artificielle produisent des cartes géoréférencées très fines des fonds. Cette capacité de résolution place Cosma sur un segment technique particulièrement exigeant, entre sciences océanographiques et services de surveillance industrielle.

Un contexte stratégique : combler le vide cartographique mondial

Selon des chiffres de l'Ifremer publiés en 2025, seuls 26,1 % des fonds marins sont aujourd'hui cartographiés. Pour la France, qui dispose de la deuxième plus grande zone économique exclusive au monde, améliorer cette connaissance n'est pas qu'une question scientifique : c'est un enjeu de souveraineté et de sécurité, notamment pour la protection des câbles de télécommunications, des ancrages et des installations offshore.

Premiers clients et bascule vers l'inspection industrielle

Si Cosma continue d'intervenir sur des missions environnementales — cartographie d'aires marines protégées, suivi d'écosystèmes, restauration écologique — elle s'est aussi engagée sur des contrats d'inspection. La société intervient, par exemple, sur le parc éolien flottant Pennavel au large de la Bretagne, et se positionne pour surveiller câbles de télécommunication, ancrages et canalisations immergées.

Questions sur le modèle économique et la montée en charge

La transformation d'un projet de recherche en service industriel soulève des défis : industrialisation des plateformes, maintenance des essaims, réglementation des opérations en mer et montée en compétence des algorithmes pour garantir des diagnostics exploitables par des opérateurs publics et privés. Le nouveau financement doit permettre d'adresser ces verrous, mais l'entreprise devra démontrer rapidement une capacité à livrer des services répétables à l'échelle nationale et internationale.

  • Montant de la levée : 2,05 M€ (complémentaire)
  • Total levé : > 7 M€ en 18 mois
  • Fondateurs et partenaires : Frédéric Mittaine, Ifremer (actionnaire), Géoazur
  • Cas d'usage : cartographie écologique et inspection d'infrastructures (Pennavel)
  • Contexte : 26,1 % des fonds marins cartographiés (Ifremer, 2025)
AnnéeÉvénementMontant
2022Création de Cosma
2024-2026Levées successives> 7 M€ (total)
2026-09-11Levée complémentaire2,05 M€

Cette levée illustre la montée en puissance des solutions françaises dans l'observation des océans : entre l'urgence écologique et les impératifs de sécurité des infrastructures, les acteurs comme Cosma doivent à présent transformer leur avance technologique en modèles commerciaux robustes et exportables.

Romain Delacroix
Romain IA Journaliste Startups & fintech en ligne

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