Entrée en vigueur et périmètre
À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises devront pouvoir recevoir des factures électroniques. Parallèlement, les grandes entreprises et les ETI devront commencer à émettre ces factures. Pour les acteurs de l'immobilier cela signifie une distinction essentielle : posséder un logement ne suffit pas pour être concerné — c'est le régime fiscal de l'activité qui fait la différence.
Qui est concerné parmi les bailleurs ?
La réforme cible d'abord les activités soumis(es) à la TVA. Ainsi :
- Les locations d'habitation (location nue, meublé classique, SCI à l’IR) restent, sauf exception, hors du dispositif : les loyers d’habitation sont en principe exonérés de TVA.
- En revanche, les locations à finalité professionnelle ou celles ayant opté pour la TVA (locaux commerciaux, certains bureaux, activités para-hôtelières) devront émettre et transmettre leurs factures au format électronique, via un logiciel compatible et les canaux définis par la réforme.
Concrètement, deux bailleurs propriétaires de biens voisins peuvent se retrouver soumis à des obligations différentes : tout dépend du régime fiscal appliqué, pas du type de bien.
Ce que devront anticiper les bailleurs concernés
Les propriétaires qui louent sous TVA devront :
- disposer d’un logiciel de facturation compatible ;
- pouvoir émettre et/ou recevoir des factures électroniques selon leur taille et leur clientèle ;
- adapter leurs processus comptables pour la transmission via les plateformes prévues par la réforme.
Impacts pratiques et exemples concrets
Pour un bailleur professionnel facturant un loyer commercial mensuel, la transition impose un ajustement de flux administratif : ce n’est plus une simple quittance remise sur demande, mais une facture structurée transmise électroniquement au preneur. Le passage à un format électronique peut représenter un coût ponctuel (mise à jour du logiciel, paramétrage) mais aussi un délai d’adaptation opérationnel : il faut compter des semaines pour tester les envois et fiabiliser les processus, surtout si le parc comporte des contrats variés (locaux commerciaux, bureaux, logements).
Dates clés
| Date | Obligation |
|---|---|
| 1er septembre 2026 | Capacité minimale pour recevoir des factures électroniques pour toutes les entreprises ; émissions progressives selon la taille (grandes entreprises et ETI en priorité). |
Pour les propriétaires de logements : que faire ?
Si vous louez un appartement nu ou un meublé classique à titre d’habitation et que vos loyers sont exonérés de TVA, vous n'avez en général rien à changer : la remise d’une quittance ou d’une facture papier sur demande reste possible. En revanche, si votre activité bascule dans le champ de la TVA (par exemple exploitation para-hôtelière, option pour la TVA sur un local commercial), il faudra prévoir la mise en conformité technique et comptable.
En résumé, la réforme ne bouleverse pas immédiatement la vie de la majorité des bailleurs particuliers, mais elle impose aux acteurs immobiliers opérant sous TVA de préparer leurs outils et leurs process avant la date d’entrée en vigueur, afin d’éviter des interruptions de trésorerie ou des retards de facturation.