Financement : une offre ciblée pour la chaîne de valeur café‑cacao
NSIA Banque Côte d’Ivoire a dévoilé, lors d’une tournée organisée le 6 août aux côtés d’un exportateur local, une formule de produits destinée aux planteurs et aux coopératives. Conçue pour répondre aux besoins opérationnels des acteurs du café et du cacao, cette solution vise à améliorer l’accès au crédit dans une filière déterminante pour l’économie nationale.
La banque propose un ensemble de lignes adaptées :
- Avance sur Produit Gagé (ASPG) plafonnée à 1 milliard FCFA ;
- Ligne de découvert limitée à 500 millions FCFA ;
- Crédit‑bail avec des encours pouvant atteindre 200 millions FCFA.
| Produit | Plafond |
|---|---|
| ASPG | 1 000 000 000 FCFA |
| Découvert | 500 000 000 FCFA |
| Crédit‑bail | 200 000 000 FCFA |
Présentée par le chargé d’affaires Négoce de la banque, l’offre, baptisée « Pack Scoop », se veut un instrument pour accompagner toute la chaîne de valeur du secteur café‑cacao : de la production à l’exportation. L’opération s’inscrit dans une démarche conjointe entre acteurs privés — ici un exportateur national — et établissements financiers, afin d’améliorer la sécurisation des revenus et l’inclusion financière des exploitants.
« d’étoffer le portefeuille bancaire de NSIA Banque Côte d’Ivoire et d’accompagner toute la chaîne de valeur du secteur café‑cacao »
Le contexte économique rend ce type d’initiatives particulièrement sensible : l’agriculture mobilise près de 40 % de la population active et représente environ 20 % du PIB du pays. La filière café‑cacao, quant à elle, reste un pilier — contribuant à une part significative de la production mondiale de cacao et à près de 15 % du PIB national selon les autorités. Pourtant, malgré ce poids, le secteur capte seulement 4,5 % des financements bancaires nationaux, un déséquilibre qui freine les investissements productifs et la modernisation des exploitations.
La mise à disposition de lignes spécifiques comme l’ASPG facilite la conversion des récoltes en liquidités pour les producteurs, limitant le recours à des circuits informels ou à des avances non encadrées. Le recours au crédit‑bail, pour sa part, peut permettre le renouvellement d’équipements agricoles sans immobiliser immédiatement la trésorerie.
Pour les banques, ces produits comportent des enjeux de gestion du risque : évaluation de la qualité des coopératives, garanties réelles liées aux récoltes, et suivi saisonnier des encaissements. La réussite de telles offres dépendra donc de partenariats solides entre établissements financiers, exportateurs, structures de collecte et acteurs publics qui veillent à la stabilité des prix et des conditions d’exportation.
À court terme, l’initiative de NSIA Banque CI améliore l’offre de crédit pour des acteurs souvent marginalisés par le système bancaire. À moyen terme, si elle est accompagnée par des mécanismes de partage du risque ou des instruments de couverture de prix, elle peut contribuer à renforcer la résilience et l’investissement dans la filière, au bénéfice des revenus ruraux et de l’économie nationale.