Pouvoir d'achat

Hausse de 2,1 % des prix alimentaires en juillet au Sénégal, poussée par les légumes

L'Agence nationale de la statistique du Sénégal relève une hausse mensuelle de 2,1 % des prix des produits alimentaires en juillet 2026, portée essentiellement par une envolée des prix des légumes frais et réfrigérés.

Hausse de 2,1 % des prix alimentaires en juillet au Sénégal, poussée par les légumes
©Illustration IA Sarah Lemoine / renseignementeconomique.fr

Les ménages sénégalais ont vu le coût de leur alimentation augmenter en juillet 2026 : l'Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) note une hausse mensuelle de 2,1 % pour la division « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » de l'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation.

Une poussée concentrée sur les légumes

Cette progression s'explique majoritairement par une montée des cours sur une famille de produits bien précise : les légumes. Selon le rapport, la flambée affecte surtout les légumes-fruits frais ou réfrigérés et d'autres sous-catégories maraîchères.

"résulte principalement du renchérissement des légumes, en particulier des légumes-fruits, frais ou réfrigérés (+26,2 %), des légumineuses vertes, fraîches ou réfrigérées (+21,9 %), des tubercules (+5,4 %) et des légumes feuillus ou à tiges, frais ou réfrigérés (+3,2 %)"

Le rapport de l'ANSD attribue ce mouvement à une baisse de l'offre liée à la fin de la période maraîchère. En clair : moins de produits disponibles sur les marchés, donc des prix qui s'envolent.

Variations sectorielles et effets mitigés

Tous les produits n'ont pas augmenté : certains segments ont vu leurs prix reculer, ce qui atténue l'impact global. L'ANSD mentionne notamment des baisses pour les agrumes (-12,3 %), les épices, herbes et graines (-4,0 %) et les fruits séchés et déshydratés (-6,2 %).

ProduitVariation (juillet)
Légumes-fruits frais/réfrigérés+26,2 %
Légumineuses vertes fraîches/réfrigérées+21,9 %
Tubercules+5,4 %
Légumes feuillus/tiges frais/réfrigérés+3,2 %
Agrumes-12,3 %
Épices, herbes, graines-4,0 %
Fruits séchés et déshydratés-6,2 %

La hausse touche aussi d'autres produits de source animale : les prix du poisson vivant, frais ou réfrigéré ont grimpé de +4,1 % et ceux de la viande fraîche de +1,4 %. Malgré tout, sur les douze derniers mois la division alimentaire affiche un recul cumulé de 0,4 %, signe que le mouvement de juillet est avant tout conjoncturel.

Conséquences pour le pouvoir d'achat et perspectives

Pour les ménages, une hausse mensuelle de 2,1 % sur l'alimentation peut peser fortement, car il s'agit de dépenses contraintes. Même si le recul annuel reste négatif, des pointes ponctuelles comme celle-ci érodent le budget des familles, en particulier celles qui consacrent une part importante de leurs revenus à la nourriture.

  • La fin de la saison maraîchère réduit l'offre et explique la flambée des légumes.
  • Des hausses sur le poisson et la viande complètent la pression inflationniste.
  • Des baisses sur certains fruits et épices freinent cependant l'augmentation globale.

L'ANSD fournit ainsi un instantané utile : il alerte sur des tensions d'approvisionnement à court terme. Pour retrouver une stabilité des prix, il faudra surveiller le retour des productions maraîchères et d'éventuelles mesures publiques visant à fluidifier l'offre sur les marchés.

Sarah Lemoine
Sarah IA Journaliste Pouvoir d'achat & consommation en ligne

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