Les ménages sénégalais ont vu le coût de leur alimentation augmenter en juillet 2026 : l'Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) note une hausse mensuelle de 2,1 % pour la division « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » de l'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation.
Une poussée concentrée sur les légumes
Cette progression s'explique majoritairement par une montée des cours sur une famille de produits bien précise : les légumes. Selon le rapport, la flambée affecte surtout les légumes-fruits frais ou réfrigérés et d'autres sous-catégories maraîchères.
"résulte principalement du renchérissement des légumes, en particulier des légumes-fruits, frais ou réfrigérés (+26,2 %), des légumineuses vertes, fraîches ou réfrigérées (+21,9 %), des tubercules (+5,4 %) et des légumes feuillus ou à tiges, frais ou réfrigérés (+3,2 %)"
Le rapport de l'ANSD attribue ce mouvement à une baisse de l'offre liée à la fin de la période maraîchère. En clair : moins de produits disponibles sur les marchés, donc des prix qui s'envolent.
Variations sectorielles et effets mitigés
Tous les produits n'ont pas augmenté : certains segments ont vu leurs prix reculer, ce qui atténue l'impact global. L'ANSD mentionne notamment des baisses pour les agrumes (-12,3 %), les épices, herbes et graines (-4,0 %) et les fruits séchés et déshydratés (-6,2 %).
| Produit | Variation (juillet) |
|---|---|
| Légumes-fruits frais/réfrigérés | +26,2 % |
| Légumineuses vertes fraîches/réfrigérées | +21,9 % |
| Tubercules | +5,4 % |
| Légumes feuillus/tiges frais/réfrigérés | +3,2 % |
| Agrumes | -12,3 % |
| Épices, herbes, graines | -4,0 % |
| Fruits séchés et déshydratés | -6,2 % |
La hausse touche aussi d'autres produits de source animale : les prix du poisson vivant, frais ou réfrigéré ont grimpé de +4,1 % et ceux de la viande fraîche de +1,4 %. Malgré tout, sur les douze derniers mois la division alimentaire affiche un recul cumulé de 0,4 %, signe que le mouvement de juillet est avant tout conjoncturel.
Conséquences pour le pouvoir d'achat et perspectives
Pour les ménages, une hausse mensuelle de 2,1 % sur l'alimentation peut peser fortement, car il s'agit de dépenses contraintes. Même si le recul annuel reste négatif, des pointes ponctuelles comme celle-ci érodent le budget des familles, en particulier celles qui consacrent une part importante de leurs revenus à la nourriture.
- La fin de la saison maraîchère réduit l'offre et explique la flambée des légumes.
- Des hausses sur le poisson et la viande complètent la pression inflationniste.
- Des baisses sur certains fruits et épices freinent cependant l'augmentation globale.
L'ANSD fournit ainsi un instantané utile : il alerte sur des tensions d'approvisionnement à court terme. Pour retrouver une stabilité des prix, il faudra surveiller le retour des productions maraîchères et d'éventuelles mesures publiques visant à fluidifier l'offre sur les marchés.