Hausse tarifaire immédiate à la pompe
Dès le 16 juillet 2026, les stations-service marocaines ont relevé leurs prix : le gasoil augmente de 0,65 à 0,70 dirham par litre et l'essence de 0,38 à 0,39 dirham par litre. Cette décision met un terme à une série de trois baisses qui avait temporairement allégé le budget carburant des ménages et des transporteurs depuis avril.
Ce que cela représente pour les foyers
Pour se faire une idée des effets concrets : un plein de 50 litres devient plus cher — la source calcule une hausse de la facture de 32 à 35 dirhams pour le gasoil et de 19 à 20 dirhams pour l’essence en raison de cette révision. Ce sont des montants que paient immédiatement les conducteurs, et qui se répercutent très rapidement sur les coûts de transport de marchandises.
- Gasoil : +0,65 → 0,70 DH/l → +32 à 35 DH pour 50 L
- Essence : +0,38 → 0,39 DH/l → +19 à 20 DH pour 50 L
- Inflation au 2e trimestre 2026 : 1,1 % au Maroc, dont 0,8 point imputable à l'énergie
Les raisons : un contexte international tendu
La remontée des tarifs s'inscrit dans un contexte géopolitique défavorable. Les tensions entre les États-Unis et l'Iran, avec des menaces pesant sur le détroit d'Ormuz et des sanctions commerciales, ont fait bondir le prix du baril : le Brent a été chiffré autour de 85 dollars ces dernières semaines, après avoir atteint 89 dollars fin juin. Le Maroc, qui importe l'intégralité de ses besoins en hydrocarbures, est donc directement exposé à ces fluctuations internationales.
Conséquences économiques et sociales
La hausse des carburants pèse sur deux leviers du pouvoir d'achat :
- le coût direct supporté par les ménages qui se déplacent en voiture ;
- le coût indirect transmis par la hausse des frais de transport aux prix des biens et services.
Pour les professionnels du transport et les familles qui effectuent régulièrement des trajets, la dépense additionnelle de quelques dizaines de dirhams par plein peut rapidement représenter un budget significatif sur un mois.
Rappel des chiffres clés
| Produit | Augmentation (DH/l) | Impact sur 50 L (DH) |
|---|---|---|
| Gasoil | +0,65 → +0,70 | +32 → +35 |
| Essence | +0,38 → +0,39 | +19 → +20 |
Perspectives
À court terme, si les tensions géopolitiques perdurent, les cours du pétrole pourraient rester volatils, maintenant une pression à la hausse sur les prix à la pompe. À l'échelle nationale marocaine, cela se traduira probablement par une composante énergie plus accentuée dans l'inflation globale, déjà estimée à 1,1 % au deuxième trimestre, dont 0,8 point provient du secteur énergétique.
Pour les usagers, il s'agit d'un signal clair : après trois mois de répit, le budget carburant reprend une pente ascendante, avec des hausses immédiates perceptibles au quotidien.