Un mouvement massif et régulier vers le métal jaune
La Banque populaire de Chine a poursuivi ses acquisitions d’or au cours de l’année 2026, ajoutant 60 tonnes depuis janvier, dont près de 20 tonnes en juillet. Ces chiffres figurent dans les publications officielles et sont commentés par des analystes du marché des métaux précieux. Les réserves officielles atteignent désormais plus de 2 366 tonnes, pour une valeur déclarée d’environ 306,35 milliards de dollars au cours actuel.
Pourquoi l’or plutôt que le Bitcoin ?
Sur le plan stratégique, Pékin privilégie le métal précieux pour se protéger contre l’éventualité d’un gel des avoirs à l’étranger — scénario invoqué pour expliquer la montée en puissance de ces achats. Contrairement à certains États qui ont exploré ou adopté le Bitcoin dans leur coffre, la Chine n’a, selon les données publiques, intégré aucun satoshi à ses réserves officielles.
Kitco News, qui cite Krishan Gopaul, analyste au World Gold Council.
Ce que disent les données et les estimations
Les chiffres officiels montrent une série d’achats soutenus : vingt et un mois consécutifs d’augmentations déclarées des stocks d’or. Mais des études et évaluations privées suggèrent que les acquisitions réelles pourraient être supérieures aux volumes annoncés, via des achats dissimulés ou réalisés par d’autres entités publiques sur les marchés non centralisés.
- Achats déclarés 2026 : 60 tonnes depuis janvier.
- Acquisition de juillet : ~20 tonnes, la plus forte mensuelle depuis octobre 2023 selon les mêmes sources.
- Réserves officielles totales : > 2 366 tonnes.
Conséquences pour les marchés et pour le débat crypto
La préférence chinoise pour l’or renforce la pression sur les prix du métal et alimente les spéculations autour d’une stratégie de couverture face à un conflit financier international potentiel. Pour le secteur des crypto-actifs, ce signal est double : d’un côté, il illustre la défiance d’un grand État envers les monnaies numériques comme instrument de réserve ; de l’autre, il renforce l’argument selon lequel, pour des gouvernements soucieux de continuité et de contrôle, les actifs physiques restent la référence.
Ce qui reste incertain
Plusieurs inconnues persistent. Les montants non déclarés possibles évoqués par des banques d’affaires ou des cabinets d’analyse ne sont pas vérifiables à partir des seules publications officielles. De plus, l’écart entre achats officiels et estimations du marché laisse planer la question des mécanismes d’acquisition (marchés OTC, entités ad hoc, etc.).
En synthèse, la stratégie chinoise d’achat d’or en 2026 est claire sur les faits documentés : accumulation régulière et significative de lingots. Que cela signifie pour l’avenir des réserves internationales ou pour un éventuel basculement vers des actifs numériques reste, pour l’heure, du domaine de l’interprétation et de la spéculation informée.