Résilience 2026, ambitions élevées pour 2027 et 2030
La Française de l'Énergie a publié des résultats annuels qui montrent une relative stabilité de son activité : 29,1 M€ de chiffre d'affaires sur l'exercice 2026, en légère baisse de 4% par rapport à 2025. Le groupe met en avant la nature récurrente de ses revenus issus de la vente de gaz et d'électricité, et explique le recul par un recentage des équipes en Norvège sur des projets de développement plutôt qu'un tassement des ventes.
Des chiffres opérationnels contrastés
Sur le détail des activités, la vente de gaz progresse : les revenus ont augmenté de 14%, portés par une hausse des volumes injectés dans le réseau de 30% (à 228 GWh), tandis que le prix moyen s'est établi à 40 €/MWh contre 46 €/MWh l'année précédente. L'activité électricité connaît une légère érosion du chiffre d'affaires (11,7 M€ contre 12,9 M€ en 2025) en raison d'une baisse des prix moyens à 84 €/MWh, alors que les volumes produits sont demeurés proches (139 GWh).
Perspectives 2027 : croissance attendue portée par le biogaz et la cogénération
Le groupe se montre confiant pour 2027. Deux leviers sont mis en avant : l'extension de ses activités de gaz de mines en France et la mise en service progressive de nouvelles unités de cogénération, ainsi que l'intégration d'une usine de biométhane en Norvège (Romerike Biogassanleg) acquise fin juin, qui devrait contribuer à hauteur de plus de 5 M€ au chiffre d'affaires 2027. Au total, la direction vise une progression de plus de 25% du chiffre d'affaires pour l'exercice prochain.
Objectifs 2030 : financier et climatique
Au-delà du court terme, La Française de l'Énergie affiche des ambitions triennales et décennales : atteindre un chiffre d'affaires supérieur à 175 M€ en 2030, dégager un Ebitda de plus de 85 M€ et contribuer à une réduction de plus de 20 millions de tonnes d'émissions de CO2 équivalent par an. Ces cibles combinent croissance commerciale et positionnement sur des actifs bas carbone (biométhane, hydrogène naturel, cogénération).
Implications pour le consommateur et le paysage énergétique français
Concrètement, la montée en puissance d'unités de biométhane et de cogénération peut soutenir la disponibilité locale d'énergies décarbonées et, sur un horizon pluriannuel, exercer une pression à la baisse sur les coûts secs d'approvisionnement pour certains débouchés industriels ou réseaux locaux. Reste que l'impact sur les tarifs domestiques sera indirect et dépendra des volumes réellement injectés, des prix de marché et des régulations sur les tarifs de réseau.
- 2026 : chiffre d'affaires 29,1 M€ (-4%).
- 2027 : objectif de croissance >25%, apport de l'usine norvégienne >5 M€.
- 2030 : visée >175 M€ de CA, Ebitda >85 M€, réduction >20 MtCO2e/an.
| Poste | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 29,1 M€ | 30,4 M€ |
| Ventes de gaz (CA) | 9,2 M€ | — |
| Volumes gaz | 228 GWh | — |
| Prix moyen gaz | 40 €/MWh | 46 €/MWh |
| Ventes d'électricité (CA) | 11,7 M€ | 12,9 M€ |
| Volumes élec. | 139 GWh | — |
| Prix moyen élec. | 84 €/MWh | — |
En synthèse, La Française de l'Énergie présente un profil de croissance extrêmement dépendant de la montée en puissance opérationnelle de nouvelles unités (biométhane, cogénération, hydrogène naturel). Les objectifs affichés pour 2027 et 2030 sont ambitieux mais reposent sur des jalons techniques et commerciaux précis : intégration de sites acquis, montée en charge des unités et confirmation des volumes récupérables pour l'hydrogène naturel. Le succès de ce plan déterminera l'ampleur de la contribution du groupe à la transition énergétique française et la portée réelle de ses réductions d'émissions.