Un dispositif de formation triennal pour professionnaliser les écosystèmes africains de startups
Le protocole d'un nouveau programme de formation triangulaire a été signé à Tunis le 27 juillet 2026 entre le ministère des Technologies de la Communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). L'objectif affiché est clair : consolider les capacités institutionnelles et humaines des pays africains participants afin de bâtir et pérenniser des écosystèmes de startups favorisant l'innovation, la transformation numérique et une croissance inclusive.
Le programme s'appuie sur l'expérience tunisienne en matière de politique publique dédiée aux jeunes entreprises innovantes — notamment le Startup Act — et vise à partager pratiques et outils de gouvernance adaptés aux acteurs publics et privés africains. Il se déroule sur trois sessions, programmées de 2026 à 2028, à raison d'une session annuelle organisée en collaboration entre la JICA, S2T et le ministère.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Durée | 2026–2028 (3 sessions) |
| Première session | décembre 2026 |
| Pays participants (1ère session) | 8 pays africains |
Au-delà de la transmission de savoir-faire, le programme entend favoriser le réseautage entre acteurs du développement — responsables publics, incubateurs, investisseurs, experts — des pays africains et de la Tunisie, ainsi qu'avec des spécialistes japonais mobilisés par la JICA pour contribuer aux modules de formation.
Plusieurs enjeux stratégiques se dégagent. D'une part, la mise en visibilité du modèle tunisien confirme la place du pays comme hub régional pour l'innovation en Afrique du Nord. D'autre part, la coopération triangulaire portée par la JICA illustre l'intérêt croissant des acteurs asiatiques pour accompagner la structuration des écosystèmes africains, souvent fragmentés et manquant de capacités institutionnelles. Enfin, la dimension réseau — présentée comme un élément clé du programme — pourra faciliter des rapprochements public-privé et l'émergence de projets transnationaux.
- Renforcement : formation des gestionnaires d'écosystèmes et des décideurs publics.
- Réseautage : mise en relation des acteurs nationaux et internationaux.
- Transfert de bonnes pratiques : capitalisation sur les politiques tunisiennes comme le Startup Act.
Reste à mesurer l'impact concret : nombre d'acteurs formés, projets soutenus, capacité des gouvernances locales à adapter les enseignements et à mobiliser des financements durablement. La promesse est ambitieuse, la feuille de route désormais signée — la première évaluation publique sera à suivre à l'issue de la session de décembre 2026.