Un rebond de l'emploi en juillet, porté par les services
Le marché du travail canadien a surpris en juillet en enregistrant une création nette de 75 000 emplois, selon les données publiées par Statistique Canada. Cette progression dépasse largement les attentes des économistes, qui tablaient sur un gain plus modeste, et se traduit par un taux de chômage qui recule à 6,4 %, son niveau le plus faible depuis deux ans.
Ce que disent les chiffres
Sur des horizons plus larges, la direction du marché du travail reste positive : le pays compte 181 000 emplois de plus qu'en avril et 196 000 de plus sur un an. Le mouvement de juillet a été réparti entre postes à temps plein et à temps partiel, signe d'une dynamique d'embauche diverse, plutôt que d'une bascule vers des emplois précaires.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Emplois créés en juillet | +75 000 |
| Emplois depuis avril | +181 000 |
| Variation annuelle | +196 000 |
| Taux de chômage (juillet) | 6,4 % |
| Taux de chômage 15-24 ans | 12,6 % |
Les secteurs et provinces qui tirent la hausse
L'Ontario se distingue comme principal moteur de la création d'emplois en juillet, principalement grâce au secteur des services professionnels, scientifiques et techniques. Au niveau sectoriel, on note :
- le commerce de gros et de détail qui a ajouté 21 000 postes sur le mois, malgré une perte nette annuelle de 50 000 emplois dans ce secteur ;
- les services liés à la finance, aux assurances et à l'immobilier, avec 18 000 emplois créés ;
- les services professionnels, scientifiques et techniques, en hausse de 17 000 emplois.
Points d'attention pour les salariés et les employeurs
La progression des salaires suit la tendance : le salaire horaire moyen a augmenté de 2,8 % sur un an, ce qui peut alléger les tensions liées au pouvoir d'achat, mais reste à rapprocher de l'inflation pour mesurer le gain réel. Par ailleurs, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) demeure élevé, à 12,6 %, même s'il s'est fortement amélioré en glissement annuel.
Conséquences et perspectives
Pour les demandeurs d'emploi, la diversité des gains sectoriels suggère des fenêtres d'opportunité dans les services professionnels et le commerce. Pour les employeurs, la hausse des salaires moyens signale une compétition sur les compétences qui peut peser sur les coûts salariaux. Enfin, pour les décideurs, cet épisode renforce la nécessité d'un suivi fin : la création d'emplois reste soumise à des variations provinciales et sectorielles importantes.