Une filière en pleine croissance qui irrigue l'économie locale
En 2024, la région Grand Est a vu 3 220 000 visiteurs franchir les portes de 475 entreprises ouvertes au public. Ce tourisme dit « de savoir‑faire » confirme son poids : il crée des flux réguliers hors saison et contribue à faire connaître des productions locales — de la maison de Champagne aux petites distilleries et brasseries familiales.
Les secteurs moteurs et leur poids
Le classement sectoriel reflète la spécificité régionale. Les vins, bières et spiritueux représentent près de la moitié des sites ouverts, tandis que l'agroalimentaire et l'artisanat complètent l'offre. Ces activités sont souvent liées à des produits identitaires qui attirent un public familial et de proximité, selon les données 2024 communiquées par les entreprises.
| Secteur | Part des entreprises |
|---|---|
| Vins, bières et spiritueux | 45 % |
| Agroalimentaire | 30 % |
| Artisanat et métiers d'art | 13 % |
| Industrie, énergie, environnement | 9 % |
| Mode et cosmétique | 3 % |
Des sites phares et un tourisme de proximité
Plusieurs établissements se distinguent par leur affluence : la Confiserie des Hautes Vosges a ainsi accueilli 300 000 visiteurs en 2024, devant d'autres confiseries et sites emblématiques comme le Plan incliné de Saint Louis Arzviller ou le Site verrier de Meisenthal. Pour une majorité d'entreprises (62 %), le premier public reste régional et, dans 58 % des cas, il s'agit de familles.
Au-delà de la visite : des objectifs multiples
Ces accueils ne se limitent pas au loisir. Les entreprises déclarent viser plusieurs objectifs :
- communication (citée par 63 %),
- enjeu commercial (58 %),
- attractivité des métiers et recrutement (58 %).
Conséquences locales et enseignements pour le pouvoir d'achat
En attirant des visiteurs tout au long de l'année, ces sites contribuent à maintenir une activité commerciale régulière (boutiques d'usine, restauration, prestations guidées) et offrent des débouchés aux producteurs et artisans. Pour les foyers, cela signifie un accès enrichi à des produits locaux, parfois à des prix compétitifs via la vente directe, et des opportunités d'emploi non délocalisables. Par ailleurs, la répartition des flux hors haute saison permet d'étaler les dépenses touristiques sur davantage de mois, soulageant la pression sur les infrastructures et favorisant une économie plus stable pour les petits acteurs locaux.
Perspectives
La consolidation de cette filière dépendra des efforts de promotion régionale, de la qualité des parcours visiteurs et de la capacité des entreprises à transformer une visite en relation commerciale ou en recrutement. Pour les décideurs publics et privés, il s'agit d'une piste pour stimuler l'activité territoriale de manière durable, en privilégiant des retombées économiques visibles pour les habitants et les entreprises du Grand Est.