Une croissance robuste en 2024, portée par une hausse des prix
Le Maroc a enregistré en 2024 une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 4,4% en volume, selon la note publiée sur les comptes régionaux. Aux prix courants, la valeur du PIB atteint 1 614,57 milliards de dirhams (DH), soit une hausse de 8,7% par rapport à 2023. En volume, le PIB s'établit à 1 550,45 milliards de DH.
Des territoires inégalement intégrés à la croissance
La note met l'accent sur des écarts marqués entre régions : certaines tirent nettement plus la croissance nationale que d'autres, en raison du poids des secteurs dominants et de la diversification économique locale. Ces disparités se traduisent également dans le PIB par habitant et dans les niveaux de dépenses de consommation finale des ménages, qui varient fortement d'un territoire à l'autre.
Ce que cela signifie pour le pouvoir d'achat
Une croissance de 4,4% en volume est un signal favorable pour l'activité et l'emploi au niveau national. Mais la hausse de 8,7% en valeur montre aussi un élément d'inflation ou d'ajustement des prix relatifs : la richesse augmente en valeur plus vite qu'en volume. Pour les ménages, cela peut se traduire par :
- une amélioration réelle du revenu là où l'activité économique se renforce ;
- des tensions sur le pouvoir d'achat si la hausse des prix dépasse les gains salariaux dans certaines régions ;
- des variations de consommation selon les zones, accentuant les inégalités territoriales.
Données clés
| Indicateur | Valeur 2024 |
|---|---|
| PIB en volume | 1 550,45 milliards DH |
| PIB aux prix courants | 1 614,57 milliards DH |
| Variation annuelle (volume) | +4,4% |
| Variation annuelle (courant) | +8,7% |
Conséquences et enjeux
Les résultats soulignent plusieurs enjeux prioritaires : renforcer la diversification des régions moins dynamiques, soutenir le pouvoir d'achat des ménages dont la consommation finale reste un moteur clé de la croissance, et surveiller l'inflation locale qui peut éroder les gains en revenu. Les autorités publiques et les acteurs économiques devront adapter les politiques publiques (investissement régional, formation, infrastructures) pour réduire ces écarts.
Pour les observateurs et partenaires économiques extérieurs, dont des investisseurs et des consommateurs en France, comprendre cette géographie de la croissance est essentiel : elle conditionne les opportunités d'exportation, d'investissement et les flux migratoires de main-d'œuvre, autant de facteurs qui finissent par peser, indirectement, sur le pouvoir d'achat des ménages dépendant des échanges entre les deux pays.