Un relèvement ciblé du rendement des livrets réglementés
À partir du 1er août 2026, le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) seront rémunérés à 1,7 %, contre 1,5 % auparavant. Le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, conserve quant à lui son taux de 2,5 %. Ces paramètres resteront en vigueur jusqu'à la fin de janvier 2027.
« Face à l’inflation contenue mais réelle, et aux incertitudes liées à la crise au Moyen‑Orient, j’ai décidé de relever le taux du Livret A à 1,7 % »
La décision, annoncée mi‑juillet et attribuée au ministre de l'Économie, s'inscrit, selon la Banque de France, dans un contexte d'inflation modérée : à 1,7 %, le rendement du Livret A « reste au‑dessus du niveau de l’inflation moyen observé sur les six derniers mois », précise l'institution.
Quelles conséquences pour l'épargne des Français ?
Les chiffres illustrent l'ampleur du parc : à la fin mai, les 58 millions de Livret A détenaient 444,6 milliards d'euros d'encours selon la Caisse des dépôts. Même si la hausse de 0,2 point est modeste face aux taux observés ces dernières années (le Livret A avait atteint 3 % en 2023), elle améliore légèrement la rémunération des sommes conservées en liquidité par les ménages.
- Livret A / LDDS : 1,7 % (à partir du 1er août 2026, jusqu'à fin janvier 2027)
- LEP : 2,5 % (inchangé)
- Encours Livret A : 444,6 milliards d'euros fin mai ; nombre de comptes : 58 millions)
Hausse des tarifs réglementés d'électricité : un effet budget immédiat
En parallèle, au 1er août les tarifs réglementés de l'électricité augmentent en moyenne de 2,5 %. Cette variation concerne les offres encore liées au tarif réglementé et se distingue des offres indexées sur les marchés. Concrètement, la hausse représente une majoration d'environ 26 € TTC par an pour les quelque 19,37 millions de foyers qui utilisent ces tarifs.
Arbitrages et contexte économique
La conjonction d'une légère remontée des livrets réglementés et d'une hausse des factures énergétiques appelle à des choix prudents pour les ménages. Le relèvement du Livret A renforce marginalement l'intérêt de conserver une partie de son épargne en liquidité défiscalisée et disponible, mais ne comble pas forcément l'inflation antérieure ni les besoins de placement à long terme. À l'inverse, l'augmentation des coûts de l'électricité pèse directement sur le budget courant et peut réduire la capacité d'épargne nette des ménages.
| Mesure | Valeur | Période d'application |
|---|---|---|
| Livret A / LDDS | 1,7 % | À partir du 1er août 2026 — jusqu'au 31 janvier 2027 |
| LEP | 2,5 % | Inchangé |
| Tarifs réglementés d'électricité | +2,5 % en moyenne | Augmentation effective au 1er août 2026 |
| Impact moyen annuel sur facture | ~26 € | Pour ~19,37 millions de foyers |
Enjeux pour la fin 2026
Sur le court terme, la hausse du Livret A améliore légèrement le rendement des liquidités défiscalisées, sans modifier profondément les logiques d'épargne longue. La date de fin janvier 2027 matérialise une période d'observation : banques et autorités surveilleront l'évolution de l'inflation et des marchés pour décider d'éventuels ajustements au-delà de cette échéance. Pour les ménages, l'équation reste la même : arbitrer entre disponibilité, rendement réel et horizon de placement, tout en tenant compte de la pression sur les dépenses courantes induite par la facture d'électricité.