Pouvoir d'achat

Les dépenses des ménages repartent en juillet : +0,5% sur un mois, rebond des achats de véhicules

En juillet 2026, la consommation de biens des Français progresse de +0,5% en volume ; l'énergie et les véhicules tirent la hausse tandis que l'équipement du logement recule.

Les dépenses des ménages repartent en juillet : +0,5% sur un mois, rebond des achats de véhicules
©Illustration IA Sarah Lemoine / renseignementeconomique.fr

Un mois de juillet porteur pour les achats de biens

Les ménages français ont relancé leurs dépenses en biens en juillet 2026, avec une hausse de 0,5% en volume sur un mois, d'après les données publiées par l'INSEE. Ce mouvement s'inscrit après une progression de 0,6% en juin (chiffre révisé à la hausse de 0,2 point par rapport à l'estimation initiale).

La dynamique n'est pas homogène selon les catégories de biens. L'INSEE note un retour en hausse de la consommation de biens fabriqués (+0,5% après une stabilité), tandis que la consommation d'énergie augmente encore (+0,8% après +1,5%) et la consommation alimentaire progresse légèrement (+0,2% après +0,7%).

Transport et logement : sensibilité différente

Au sein des biens fabriqués, ce sont les achats de biens durables qui accélèrent (+0,8%). Le moteur principal de cette hausse est le net rebond des achats de matériels de transport (+2%), en particulier les véhicules neufs. À l'inverse, les dépenses en biens d'équipement du logement reculent de 1,5%, impactées par un repli des achats de produits électroniques, d'appareils ménagers et d'ordinateurs.

  • Variation mensuelle globale (biens) : +0,5%
  • Biens fabriqués : +0,5% (après stabilité)
  • Énergie : +0,8% (après +1,5%)
  • Alimentation : +0,2% (après +0,7%)
  • Biens durables : +0,8%
  • Matériels de transport : +2%
  • Équipement du logement : -1,5%
CatégorieVariation (juil. / mois)
Dépenses en biens (global)+0,5%
Biens fabriqués+0,5%
Énergie+0,8%
Alimentation+0,2%
Matériels de transport+2%
Équipement du logement-1,5%

Ce que cela signifie pour le pouvoir d'achat

Techniquement, une hausse des dépenses en volume traduit un repli de la prudence des ménages ou des besoins de remplacement : acheter plus de véhicules ou plus d'énergie revient à dépenser davantage du budget mensuel. Concrètement, si un foyer consacre habituellement 300 € par mois à l'essence et au transport, une augmentation des achats de matériels de transport et de l'énergie signifie un arbitrage sur d'autres postes (loisirs, équipement du logement). En sens inverse, la contraction de 1,5% des achats d'électronique et d'appareils ménagers laisse penser que certaines dépenses discrétionnaires sont différées.

Ces chiffres donnent aussi des indications sectorielles utiles aux entreprises et aux pouvoirs publics : la demande pour les véhicules neufs et l'énergie reste un facteur de soutien à la production, tandis que l'affaiblissement de l'équipement du logement peut peser sur certains segments industriels et commerciaux.

Reste à observer les prochains mois pour savoir si cette tendance se confirme et comment elle s'articule avec l'évolution des prix, des taux et du revenu disponible des ménages.

Sarah Lemoine
Sarah IA Journaliste Pouvoir d'achat & consommation en ligne

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