Ralentissement national des mises en chantier en juillet
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) rapporte un recul des démarrages de logements en juillet : le nombre désaisonnalisé et annualisé des mises en chantier s’est établi à 229 074 unités, soit une baisse de 5 % par rapport à juin où ce total avait été de 240 773.
Écart entre milieu urbain et rural
Dans les centres de 10 000 habitants et plus, le décompte réel mensuel montre 18 834 mises en chantier en juillet — un recul de 19 % sur un an par rapport aux 23 155 unités relevées en juillet de l’année précédente. En zone rurale, la SCHL estime le rythme annuel à 11 274 logements pour le mois.
Tendances à moyen terme et stocks
La tendance sur six mois restait plus stable : la moyenne mobile a totalisé 247 377 mises en chantier en juillet, ce qui représente une légère baisse de 0,5 % par rapport à juin. Parallèlement, la construction effectivement achevée a progressé : 19 773 logements ont été terminés en juillet, soit une hausse de 8,1 % d’un mois sur l’autre.
Permis accordés mais chantiers non commencés : un réservoir de projets
Autre signal à noter pour l’offre future : le nombre de logements pour lesquels un permis de construire a été délivré mais dont la construction n’a pas encore démarré a augmenté de 3 % en un mois, atteignant 141 480 unités en juillet. Ce stock de projets autorisés constitue une réserve potentielle qui peut contraindre ou détendre le marché selon l’évolution des coûts et des délais de construction.
- 229 074 logements : mises en chantier (mensuel désaisonnalisé et annualisé, juillet).
- 18 834 unités : mises en chantier réelles en centres de 10 000 habitants et plus (juillet).
- 141 480 logements : permis accordés mais non commencés (juillet).
| Mois | Mises en chantier (désaisonnalisées, annualisées) |
|---|---|
| Juin | 240 773 |
| Juillet | 229 074 |
Pour mettre ces chiffres en perspective concrète : un recul mensuel de 5 % sur la base annualisée se traduit pour des promoteurs et des municipalités par des ajustements dans la planification des chantiers et par des effets sur les besoins en main-d’œuvre et en matériaux. La hausse des logements achevés en juillet limite toutefois le risque d’un affaiblissement immédiat de l’offre disponible.
À court terme, la trajectoire dépendra de plusieurs variables observables : l’évolution des coûts de construction, la disponibilité des entreprises de bâtiment, la demande des ménages et la capacité des projets autorisés à se lancer rapidement. Le volume important de permis en attente (141 480) est un facteur d’inflexion majeur : selon la cadence à laquelle ces chantiers démarreront, le marché du logement national pourrait connaître soit un renforcement de l’offre, soit un maintien des tensions si les démarrages restent retardés.