Un repli net après le pic de 2025
Le marché résidentiel d’Andernos-les-Bains, sur le Bassin d’Arcachon, entre dans une phase d’ajustement. Le prix moyen annoncé par l’Observatoire PAP s’établit à 4 897 €/m², soit une baisse de 6,3 % sur douze mois et de 19 % sur deux ans par rapport au pic observé en 2025 (où certains secteurs dépassaient 6 000 €/m²).
Pourquoi la correction ?
Plusieurs facteurs expliquent ce recul : un marché des résidences secondaires moins tendu, l’impact antérieur de la remontée du coût du crédit qui a refroidi une partie de la demande, et un rééquilibrage après la flambée post‑Covid. Sur cinq ans toutefois, la baisse reste limitée à 3,6 %, signe que les fondamentaux du littoral restent attractifs.
« Si tous les voyants sont au vert : budget calé, quartier repéré, type de bien identifié, inutile de temporiser davantage. Les taux actuels offrent encore une vraie marge de manœuvre, et rien n'indique qu'ils resteront à ce niveau jusqu'à la fin de l'année », explique Roman Rainfray, chargé d'études chez PAP.
Ce que paie l'acheteur selon la typologie
Sur le terrain, les montants demandés varient fortement selon la surface et le quartier : des petites surfaces restent accessibles tandis que les logements familiaux se négocient bien plus cher.
- Studio (26 m²) : 113 300 €
- 2 pièces (45 m²) : 182 400 €
- 3 pièces (67 m²) : 350 900 €
- 4 pièces (91 m²) : 423 200 €
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Prix moyen | 4 897 €/m² |
| Évolution sur 1 an | -6,3 % |
| Évolution sur 2 ans | -19 % |
| Délais de vente moyens | 71 jours |
| Prévision 2026 | -2 % (estimation) |
Quartiers et points de vigilance
La carte des prix reste hétérogène : certains secteurs résidentiels dépassent les 6 000 €/m² tandis que des poches plus abordables subsistent — par exemple le quartier du Mauret autour de 4 600 €/m². Pour les acquéreurs, cela signifie que la marge de négociation existe surtout sur les segments secondaires et pour les biens nécessitant des travaux. Côté délais, 71 jours en moyenne laissent davantage de temps pour la recherche et la négociation qu’en période de forte tension.
Conséquences pour acheteurs et investisseurs
Pour un ménage qui calcule en mensualités : la baisse modérée peut se traduire par une différence significative de mensualité pour un prêt standardisé. Les investisseurs doivent comparer rendement locatif et potentiel d’attrait touristique ; pour les résidences secondaires, la dynamique reste tributaire des saisons et de l’évolution des coûts d’emprunt. A court terme, l’Observatoire anticipe un ralentissement de la correction avec une baisse prévue d’environ 2 % d’ici fin 2026, ce qui laisse la place à des opportunités d’achat pour les candidats bien préparés.
En somme, Andernos-les-Bains n’affiche plus la flambée observée il y a un an, mais le marché n’est pas effondré : il se réorganise autour de logiques de segmentation géographique et de typologie de bien, offrant simultanément des fenêtres d’achat pour les acquéreurs prêts à agir.