Stabilité des barèmes bancaires après la hausse des taux directeurs
En dépit d'une décision de la Banque centrale européenne d'augmenter ses taux directeurs de 0,25 point, les principaux établissements proposant des crédits immobiliers affichent des grilles inchangées au mois de juillet. Selon le dernier baromètre publié par Empruntis le 13 juillet 2026, les taux moyens pratiqués par les banques restent alignés sur les niveaux de juin.
Des taux courts à longs maintenus
Le relevé d'Empruntis présente les meilleurs et les taux moyens observés par durée, qui témoignent d'une réelle stabilité commerciale :
| Durée | Meilleur taux | Taux moyen |
|---|---|---|
| 10 ans | 2,75 % | 3,25 % |
| 15 ans | 2,85 % | 3,35 % |
| 20 ans | 3,00 % | 3,45 % |
| 25 ans | 3,20 % | 3,55 % |
Pourquoi les banques ne répercutent pas l'augmentation de la BCE ?
Plusieurs éléments expliquent cette inertie tarifaire : des OAT relativement stables, une évolution modérée des prix de l'immobilier et un contexte géopolitique qui ne s'est pas aggravé davantage. Ces facteurs limitent les pressions immédiates sur le coût de refinancement des banques et sur les marges appliquées aux emprunts immobiliers.
Analyse et perspectives
Pour Empruntis, le marché du crédit montre une forme de stabilisation. Caroline Pasquereau, directrice de la communication et du marketing d'Empruntis, relève que cette immobilité des taux moyens, qui s'échelonnent « de 3,25 % sur 10 ans à 3,55 % sur 25 ans », peut surprendre après la première hausse de la BCE depuis près de trois ans :
« Le marché du crédit immobilier confirme sa stabilisation en ce mois de juillet. Les taux moyens de nos partenaires bancaires restent inchangés par rapport à juin, s'échelonnant de 3,25 % sur 10 ans à 3,55 % sur 25 ans. Cette stabilité peut surprendre : la BCE vient de relever ses taux directeurs de 0,25 point, une première depuis près de trois ans. »
Les mois d'été, traditionnellement plus calmes en matière de transactions — avec une baisse des volumes qui peut atteindre 15 à 30 % entre juillet et août — offrent toutefois un terrain propice à la préparation des dossiers. Emprunteurs et courtiers peuvent profiter de ce ralentissement pour finaliser des accords de principe et sécuriser une capacité d'emprunt avant la rentrée.
Risque d'ajustements mais possibilité d'une baisse à la rentrée
La pause estivale réduit la fréquence des ajustements tarifaires, mais certaines banques continuent de chercher des parts de marché en proposant des offres bonifiées. Empruntis estime même qu'une baisse des taux reste envisageable à la rentrée si les conditions de marché (notamment les OAT) évoluent en ce sens.
- Constat : pas d'augmentation des taux proposés par les banques en juillet.
- Facteurs : OAT stables, prix immobiliers peu mouvants, contexte géopolitique inchangé.
- Perspective : préparation des dossiers en été et possibilité d'une baisse des taux à la rentrée.
Cette conjoncture invite les acteurs du marché — emprunteurs, courtiers et établissements — à rester vigilants : les taux directeurs ont été relevés, mais l'impact sur les conditions de crédit dépendra de l'évolution des marchés obligataires et des stratégies commerciales des banques dans les semaines à venir.