Un ensemble de réformes fiscales a été annoncé pour offrir un souffle financier aux petites et moyennes entreprises (PME) : réductions ciblées d'impôt, reports de paiement et allégements administratifs. Ces mesures visent à préserver la trésorerie des entreprises, faciliter la relance de la production et encourager de nouveaux investissements.
Ce que prévoient les principales dispositions
Parmi les dispositions ventilées par les autorités figurent des taux réduits d'impôt sur les sociétés pour les plus petites structures, des exonérations pour les entreprises récemment créées, ainsi que des reports de paiements et des baisses temporaires de la TVA. La loi N°67/2025/QH15 est au cœur de ces ajustements : elle fixe des taux d'impôt sur les sociétés inférieurs au barème standard pour les entreprises aux revenus modestes.
- Taux d'impôt réduits : 15% pour les entreprises réalisant jusqu'à 3 milliards de dôngs de chiffre d'affaires annuel ; 17% pour celles entre 3 et 50 milliards.
- Allégements administratifs : relèvement des seuils pour l'application de méthodes simplifiées de calcul de l'impôt pour les foyers d'affaires, entrepreneurs individuels et micro-entreprises (propositions en cours auprès de l'Assemblée nationale).
- Mesures complémentaires : réduction potentielle de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et options de reports de paiements pour soulager la trésorerie.
Effets attendus pour les entreprises, les salariés et les clients
Ces dispositifs doivent, selon le gouvernement, dégager des marges de manœuvre financière pour les PME afin de maintenir ou relancer l'activité. Concrètement :
- pour les dirigeants, moindre pression fiscale et meilleure capacité d'investissement ;
- pour les salariés, une stabilité de l'emploi renforcée si les entreprises utilisent ces économies pour préserver l'emploi ;
- pour les clients, un potentiel maintien des prix et de la qualité de service si la trésorerie permet de soutenir la production et les approvisionnements.
Ressources de financement et rôle des banques
Les mesures fiscales s'accompagnent d'initiatives en matière de crédit : près de 50.000 milliards de dôngs de prêts préférentiels supplémentaires sont évoqués et la Banque d'État a demandé aux établissements bancaires de réduire les taux d'intérêt. L'objectif est de combiner soulagement fiscal et accès facilité au crédit pour éviter des ruptures de trésorerie.
| Seuil de chiffre d'affaires | Taux d'impôt sur les sociétés |
|---|---|
| Jusqu'à 3 milliards de dôngs | 15% |
| Entre 3 et 50 milliards de dôngs | 17% |
| Taux standard | 20% |
Limites et conditions de succès
Ces mesures offrent un cadre favorable, mais leur impact dépendra de la rapidité et de la clarté de leur mise en œuvre, ainsi que de la capacité des banques à traduire les directives de la Banque d'État en offres de crédit effectives. Par ailleurs, les réductions fiscales ne remplaceront pas des réformes structurelles nécessaires pour améliorer l'accès au marché, la formation des salariés et l'investissement en technologies — thèmes mentionnés parallèlement par les autorités comme prioritaires pour l'avenir.
Au final, cet ensemble d'outils fiscaux et financiers crée des leviers concrets pour soutenir les PME à court terme. Le défi reste d'assurer que ces mesures soient administrées efficacement et complétées par des politiques sectorielles pour transformer l'effet d'aubaine en relance durable.