Une revalorisation très modeste appliquée au 1er janvier 2026
La règle d'indexation des pensions de base a produit une augmentation de 0,9% au 1er janvier 2026. Concrètement, l'instruction interministérielle du 15 décembre 2025 a fixé le coefficient à 1,009 conformément à l'article L.161-25 du Code de la Sécurité sociale. Pour un retraité percevant une pension de base de 1 000 € nets avant prélèvements, la hausse se traduit par +9 € par mois.
Qui est concerné et quand la hausse a-t-elle été versée ?
La revalorisation s'applique aux pensions de base de l'ensemble des principaux régimes : régime général (CNAV), Mutualité sociale agricole (MSA), la fonction publique et les régimes spéciaux (SNCF, RATP, industries électriques et gazières). Les organismes versants ont procédé aux paiements selon leur calendrier : la CNAV, les Carsat et la MSA ont crédité la hausse dès le 9 février 2026, tandis que les pensionnés affiliés à la CNRACL (fonction publique territoriale et hospitalière) l'ont perçue fin janvier 2026.
Un recul par rapport aux années récentes et un impact concret
Cette augmentation est la plus faible depuis quatre ans : en comparaison, la revalorisation avait été de +5,3% en 2024 et de +2,2% en 2025. Pour les retraités, la différence se matérialise par un gain mensuel très limité : l'exemple d'une pension de 1 000 € montre l'effritement du pouvoir d'achat quand l'inflation reste élevée et que les augmentations sont contenues.
Le facteur aggravant : le gel des retraites complémentaires Agirc‑Arrco
Au-delà de la faible revalorisation des pensions de base, la situation se complique pour une large majorité des retraités du secteur privé. Les pensions complémentaires Agirc‑Arrco restent gelées jusqu'en novembre 2026. Ce gel neutralise une part importante de la hausse globale que percevraient les retraités disposant d'une pension de base et d'une pension complémentaire, et alimente une forte inquiétude sur le pouvoir d'achat.
- Nombre de personnes concernées : plus de 17 millions de retraités au niveau national.
- Calendrier : hausse des pensions de base appliquée au 1er janvier 2026 ; gel Agirc‑Arrco jusqu'en novembre 2026.
- Exemple chiffré : 1 000 € → 1 009 € par mois après revalorisation de 0,9%.
Conséquences et enjeux
La décision d'appliquer la règle légale d'indexation, après des débats sur une possible « année blanche », a évité une absence totale de hausse. Néanmoins, la combinaison d'une revalorisation limitée et du blocage des complémentaires pèse sur le budget des ménages retraités. À court terme, cela se traduit par des écarts visibles entre l'évolution des prix et l'ajustement des pensions ; à moyen terme, la question reste politique et technique : comment réconcilier soutenabilité financière des régimes et préservation du pouvoir d'achat des retraités ?
| Année | Revalorisation des bases |
|---|---|
| 2024 | +5,3% |
| 2025 | +2,2% |
| 2026 | +0,9% |
La modestie de la hausse et le gel des complémentaires expliquent le sentiment de fragilisation chez de nombreux retraités. Les prochains mois, notamment la décision attendue sur l'Agirc‑Arrco en novembre, seront déterminants pour mesurer l'ampleur réelle de l'érosion du pouvoir d'achat des pensions.