Pontarlier a officialisé, lors d’une séance courte et inattendue en juillet, la création d’un poste de directeur général des services (DGS) à temps complet, ainsi que deux autres emplois. La décision suit la rupture effective — décidée le 22 juin — de la mutualisation du DGS alors en détachement auprès du Grand Pontarlier.
Un choix organisationnel et politique
Le conseil municipal, réuni le 16 juillet, a modifié le tableau des effectifs pour institutionnaliser un poste d’attaché principal territorial de DGS, dédié à la seule commune et au CCAS. L’argument avancé est clair : « garantir la continuité du pilotage stratégique et administratif de la collectivité ». Mais ce basculement soulève des questions sur la gouvernance territoriale et sur la volonté de recomposer les fonctions partagées entre communes et intercommunalité.
Des recrutements ciblés pour renforcer la direction
Outre le DGS, deux autres créations ont été validées :
- un poste d’assistant administratif à temps complet, au grade de rédacteur territorial, pour seconder la responsable du service ;
- un poste de chef de service de police municipale, acté dans la continuité d’une promotion interne prévue par la précédente mandature.
Le futur DGS devrait, dans l’immédiat, être affecté exclusivement à la Ville, en l’absence d’une décision communautaire finalisant ou non une future mutualisation. Les élus excluent pour l’heure la création d’un directeur général adjoint, préférant concentrer le pilotage sur un recrutement unique.
Un débat rejoint par l’opposition
Les élus de la minorité ont interpellé la majorité sur le calendrier et la logique de ces recrutements. Didier Chauvin, élu de la minorité, a notamment questionné la poursuite ou non de la mutualisation :
« C’est trop tôt pour répondre car la décision en conseil communautaire n’a pas encore été prise, mais le but c’est ça. »
Bertrand Guinchard a rappelé que ces trois créations viennent s’ajouter à une précédente création décidée en début de mandat (une personne chargée de rechercher des subventions), et a mis en lumière la différence d’interprétation entre réintégration et nouvelle création de postes.
Ce que cela change pour les agents et la collectivité
Concrètement, ces décisions modifient la cartographie RH de la mairie : plus de capacité administrative interne, mais aussi des coûts salariaux et des enjeux de gestion prévisionnelle des emplois. Pour les agents, la création du poste de chef de service de police municipale officialise une trajectoire de promotion interne. Pour les demandeurs d’emploi locaux, l’ouverture prochaine d’un recrutement pour un DGS et d’un poste de rédacteur crée des opportunités, mais dans des profils très qualifiés et souvent ciblés.
| Poste | Grade/statut | Attribution |
|---|---|---|
| Directeur général des services | Attaché principal territorial | Ville de Pontarlier et CCAS (temporairement non mutualisé) |
| Assistant administratif | Rédacteur territorial | Ville de Pontarlier |
| Chef de service police municipale | — | Promotion interne prévue |
Le recrutement du DGS fera l’objet d’une procédure locale. Les élus majoritaires ont indiqué souhaiter travailler avec la communauté de communes au moment du recrutement, mais la décision finale reviendra au conseil communautaire pour toute éventuelle mutualisation. À l’échelle nationale, le cas de Pontarlier illustre la tension entre la volonté d’autonomie municipale et les logiques d’efficience par mutualisation, dossier récurrent dans la gestion des ressources humaines territoriales.