Carolanne et Maxime, tous deux dans la trentaine, veulent acheter une nouvelle maison dans les deux à trois prochaines années sans puiser dans leurs comptes enregistrés ni dans l'épargne dédiée à d'autres projets. Leur dossier illustre les défis actuels pour les ménages qui cherchent à combiner mobilité professionnelle et protection du capital placé.
Un point de départ financier clair
Le couple a acheté sa maison actuelle à 410 000 $ ; sa valeur est estimée aujourd'hui à 470 000 $. Le solde du prêt hypothécaire s'élève à 127 000 $. Leurs objectifs : conserver l'équité accumulée dans ce bien, continuer à maximiser les cotisations dans les comptes enregistrés, et constituer une mise de fonds de 100 000 $ en deux à trois ans pour financer l'achat de la prochaine résidence.
« Retour au bureau oblige, ma conjointe et moi planifions de déménager d’ici deux à trois ans afin de nous rapprocher de nos lieux de travail respectifs »,
Le couple visait initialement un budget maximal de 750 000 $, mais anticipe que le même type de propriété pourrait coûter 850 000 $ au moment de l'achat. Ils préfèrent acheter leur nouvelle maison avant de vendre l'actuelle afin d'éviter une offre conditionnelle à la vente et le stress des délais.
Arbitrages et pistes concrètes
- Conserver les placements volatils : leurs économies existantes sont investies et affectées à d'autres projets ; y toucher pourrait compromettre ces objectifs.
- S'épargner 100 000 $ sur 24–36 mois : cela implique un effort d'épargne mensuel significatif et/ou des placements court terme peu risqués.
- Gérer la transition immobilière : acheter avant de vendre nécessite souvent des solutions de financement relais ou une marge de manœuvre sur le prêt hypothécaire.
Plusieurs options se dégagent sans être privilégiées ici : épargner agressivement en liquidités à court terme, transformer une partie des placements volatils en instruments moins corrélés (placements garantis, comptes à haut rendement), ou recourir à un prêt relais si le marché rend la simultanéité des transactions nécessaire.
| Élément | Montant |
|---|---|
| Prix d'achat initial | 410 000 $ |
| Valeur actuelle | 470 000 $ |
| Solde hypothécaire | 127 000 $ |
| Mise de fonds visée | 100 000 $ |
| Budget visé aujourd'hui | 750 000 $ (potentiellement 850 000 $ en 2-3 ans) |
Ce type de trajectoire impose d'anticiper non seulement le montant de la mise de fonds, mais aussi la fiscalité éventuelle (selon le régime fiscal du pays de résidence), le coût d'un prêt relais, et l'impact de la volatilité des marchés sur les économies affectées à d'autres projets. Garder l'équité de la résidence actuelle hors du financement de la nouvelle acquisition est viable, mais demande une planification serrée : rythme d'épargne, composition des actifs et solutions de financement temporaire doivent être pesés.
Pour les ménages dans une situation comparable, le choix entre liquider des positions, emprunter temporairement ou retarder l'achat dépendra de la tolérance au risque, du coût du crédit et des perspectives de marché local. La trajectoire choisie influera directement sur la capacité à maintenir les avantages fiscaux des comptes enregistrés et sur la flexibilité financière à moyen terme.