Choc à Toronto : la tête de série n°1 sortie en huitièmes
La journée a été marquée par une surprise d'envergure à l'Omnium Banque Nationale de Toronto : Aryna Sabalenka, classée n°1 mondiale, a été éliminée en huitièmes de finale par la Russe Ekaterina Alexandrova (tête de série n°19) en trois manches serrées, 7-6, 4-6, 6-4. Le match, livré en 2 heures 31 minutes, a vu la Biélorusse lâcher des étapes décisives au fil des échanges et céder après des alternances intenses.
« J’ai simplement essayé de jouer chaque point comme si c’était le dernier », a déclaré Alexandrova.
Des retournements qui modifient les perspectives avant l'US Open
Cette défaite intervient à un peu moins d'un mois de l'US Open, où Sabalenka sera attendue comme l'une des favorites. Sa sortie prématurée à Toronto redistribue les cartes sur ce tournoi dur, en offrant notamment à Alexandrova un boulevard psychologique et sportif pour envisager un parcours plus profond. De son côté, la Polonaise Iga Swiatek (7e tête de série) s'est aussi qualifiée pour les quarts après sa victoire 3-6, 6-1, 6-2 contre Marta Kostyuk, convertissant sa sixième balle de match en fin de rencontre.
Résultats marquants et conséquences sportives
- Sabalenka battue par Alexandrova : 7-6, 4-6, 6-4 (2h31).
- Swiatek qualifiée : 3-6, 6-1, 6-2 contre Kostyuk.
- Jessica Pegula, 3e tête de série, a été éliminée par Diana Shnaider (6-3, 6-3), ce qui fragilise encore le plateau des favorites.
Données-clés des rencontres (sélection)
| Joueuse | Adversaire | Score | Durée |
|---|---|---|---|
| Aryna Sabalenka (n°1) | Ekaterina Alexandrova (n°19) | 7-6, 4-6, 6-4 | 2h31 |
| Iga Swiatek (n°7) | Marta Kostyuk | 3-6, 6-1, 6-2 | 2h10 |
| Diana Shnaider (n°15) | Jessica Pegula (n°3) | 6-3, 6-3 | — |
Analyse : opportunités et incertitudes
Les éliminations de joueuses mieux classées relancent la compétition et offrent des opportunités à des joueuses moins attendues pour marquer de gros points au classement et engranger de la confiance avant New York. Alexandrova, par sa victoire sur Sabalenka, se positionne comme une candidate imprévisible mais dangereuse sur dur. Pour Swiatek, la qualification consolide son statut de prétendante à la victoire dans les tournois majeurs, tandis que la défaite de Pegula pose des questions sur sa capacité à confirmer régulièrement son rang face aux jeunes joueuses en progression.
À trente et un ans, Alexandrova illustre aussi la force de la maturité sur le circuit, quand des joueuses comme Shnaider ou Kostyuk incarnent la relève prête à capitaliser sur chaque défaillance des favorites. Le tableau se trouve désormais plus ouvert et la route vers le titre, tant à Toronto qu'à l'approche de l'US Open, s'annonce moins prévisible.
Enfin, ces résultats rappellent que, sur dur, la moindre baisse de régime ou un mauvais passage suffit à renverser des situations, d'où l'importance pour les têtes de série de retrouver de la régularité avant l'ultime levée du Grand Chelem de la saison.