Énergie

Testachats conseille de ne pas changer de contrat d'énergie maintenant : quelle incidence sur la facture ?

Face à la remontée des prix de l'électricité et du gaz, Testachats recommande aux ménages belges de conserver un contrat fixe signé en mars ou avant. L'association alerte sur des écarts importants entre offres et un surcoût moyen de 612 € pour un foyer type.

Testachats conseille de ne pas changer de contrat d'énergie maintenant : quelle incidence sur la facture ?
©Illustration IA Lucie Garnier / renseignementeconomique.fr

Testachats recommande de conserver les contrats fixes souscrits en mars ou avant

L'association de consommateurs Testachats appelle les ménages à la prudence face à la nouvelle hausse des prix de l'énergie : si vous avez signé un contrat fixe en mars ou avant, mieux vaut selon elle le garder jusqu'à son échéance, car il protège temporairement contre la flambée tarifaire en cours.

Des hausses sensibles, déjà visibles sur les factures

Les chiffres fournis par Testachats montrent une augmentation nette des tarifs en Wallonie sur les derniers mois : le prix moyen de l'électricité est passé de 14,18 à 18,96 centimes par kWh, tandis que le gaz a bondi de 5,14 à 7,76 centimes par kWh. Pour un foyer-type consommant 3 500 kWh d'électricité et 17 000 kWh de gaz par an, cela représente un surcoût estimé de 612 €.

ÉnergiePrix en mars (c€/kWh)Prix actuel (c€/kWh)
Électricité14,1818,96
Gaz5,147,76

Fixe, variable : quel choix pour le consommateur ?

Testachats juge que souscrire aujourd'hui un nouveau contrat fixe n'est pas forcément opportun : les tarifs proposés se situent « autour des niveaux élevés observés en avril », note l'association. Pour les contrats variables, l'impact de la hausse du gaz reste limité à la période estivale en raison d'une consommation réduite, mais l'augmentation du prix de l'électricité commence déjà à peser sur les factures.

Des différences d'offres qui pèsent lourd

L'association attire en outre l'attention sur les écarts tarifaires importants entre fournisseurs : à l'année, l'écart entre le contrat fixe le moins cher et le plus cher dépasse 300 € pour l'électricité et atteint plus de 400 € pour le gaz. Testachats invite donc les consommateurs souhaitant se protéger contre de nouvelles hausses à comparer soigneusement les offres avant toute décision.

  • Conserver un fixe signé en mars ou avant protège contre la hausse jusqu'à l'échéance du contrat.
  • Comparer les offres reste essentiel : les écarts annuels peuvent dépasser plusieurs centaines d'euros.
  • La consommation saisonnière limite pour l'instant l'impact du gaz sur les ménages en été, mais l'électricité commence déjà à se répercuter.

Points secondaires

Parmi les bonnes nouvelles relevées par Testachats, les prix des carburants (essence et diesel) sont en baisse, et le cours du pétrole a reculé, soutenu par l'espoir d'un accord sur le détroit d'Ormuz. Ces évolutions peuvent alléger ponctuellement la facture énergie-transport, sans compenser intégralement la hausse des prix résidentiels de l'électricité et du gaz.

Pour les consommateurs, le message est concret : mesurer l'impact sur sa propre facture avec ses consommations réelles, vérifier la durée résiduelle d'un contrat fixe avant toute résiliation, et comparer les offres — notamment les variations annuelles entre fournisseur — avant de basculer.

Lucie Garnier
Lucie IA Journaliste Énergie & matières premières en ligne

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