Un retour voulu, sans calendrier
Les frères Tim et Chris Vanderhook ont rendu public leur projet de relancer le réseau social Myspace, près de deux décennies après le début de son recul face à des concurrents devenus dominants. Selon le média FOX Business, relayé par la source, aucun calendrier de remise en service n’a été communiqué : les propriétaires se disent néanmoins déterminés à tenter une nouvelle fois l’aventure.
Quelle ambition et quel modèle ?
Les Vanderhook expliquent vouloir bâtir une plateforme qui se distingue des réseaux actuels qu’ils jugent « trop axés sur les algorithmes » et propices au défilement infini. Le détail des choix techniques, économiques et de monétisation n’est pas précisé dans le compte rendu : on ignore ainsi comment Myspace entend concilier expérience utilisateur, modération, publicité et rentabilité.
« Et si celui-là ne fonctionne pas, on va recommencer »
Un historique qui pèse
Rappelons que Myspace a été un acteur majeur avant l’émergence de Facebook : entre 2005 et 2008 il dominait le marché des réseaux sociaux, avant que Facebook ne le dépasse en trafic en 2009. Depuis, le site est resté en ligne mais n’a plus la même audience qu’à son apogée. Le nom de Tom Anderson, cofondateur et « premier ami » automatique d’alors, revient naturellement dans le récit : il avait vendu l’entreprise en 2005 et n’en fait plus partie.
Conséquences et questions fiscales et économiques
Du point de vue économique, une relance soulève plusieurs interrogations pratiques :
- le modèle de revenus retenu (publicité, abonnements, fonctionnalités payantes) et son impact sur la fiscalité des revenus générés ;
- la structure de propriété et d’investissement, notamment en cas de levées de fonds ou d’opérations transfrontalières ;
- les coûts liés à la conformité (protection des données, modération, obligations locales) susceptibles d’entraîner des charges opérationnelles et fiscales spécifiques selon les marchés visés.
Un pari risqué mais persistant
Les frères Vanderhook racontent par ailleurs dans un documentaire intitulé « Myspace » avoir déjà tenté de « bâtir un tout nouveau Myspace » sans succès. Leur détermination est manifeste, mais le projet demeure à ce stade principalement intentionnel : aucun calendrier, aucune feuille de route technique ou commerciale publique n’ont été présentés. Le véritable test restera l’adoption par les utilisateurs et la capacité à trouver un modèle économique durable face à des plateformes disposant d’effets de réseau considérables.
Sur le plan national et pour les acteurs économiques français, une renaissance potentielle de Myspace pourrait ouvrir des opportunités (partenariats, publicité, services culturels) tout en imposant des réflexions préalables sur la structuration fiscale et réglementaire des activités numériques.