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Un arrêté impose des « droits d’autorisation » aux startups en RDC : l’opposition réclame son retrait

Un arrêté daté du 20 juillet 2026, signé par les ministères des Finances et du Numérique, instaure des droits d’autorisation pour les startups en RDC. L’opposant Martin Fayulu demande la révision immédiate, alertant sur le risque d’étouffer l’innovation et d’accentuer l’informel.

Un arrêté impose des « droits d’autorisation » aux startups en RDC : l’opposition réclame son retrait
©Illustration IA Romain Delacroix / renseignementeconomique.fr

Un texte ministériel contesté par l’opposition et les acteurs du numérique

Le 20 juillet 2026, un arrêté conjoint des ministères des Finances et du Numérique a instauré l’obligation de s’acquitter de droits d’autorisation pour les startups en République démocratique du Congo. La mesure, révélée et relayée par la sphère politique et médiatique début août, a provoqué une vive réaction de l’opposition : Martin Fayulu, président d’ECiDé, a demandé publiquement le retrait immédiat de l’arrêté.

Une décision jugée « aberrante » face au chômage des jeunes

Dans une déclaration mise en ligne dimanche 2 août 2026, l’opposant a exprimé sa stupéfaction et considéré la mesure comme une aberration économique dans un contexte marqué par un taux de chômage élevé chez les jeunes. Il met en garde contre l’effet dissuasif d’une taxation ou d’un droit d’entrée pour des entreprises en phase de création, souvent sans revenus ou en capacité financière limitée.

« L’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que leur imposer de nouvelles barrières. »

Quels risques pour l’écosystème startup ?

Selon Fayulu, soumettre de jeunes entreprises à des droits pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars risque d’étouffer l’innovation, de décourager les créateurs et de pousser des activités vers l’informel. La critique met ainsi en lumière un dilemme fréquent : comment financer et réglementer un secteur naissant sans compromettre sa capacité à croître ?

  • Coût : des droits qualifiés de lourds (« plusieurs dizaines de milliers de dollars » selon la déclaration).
  • Impact social : menace sur l’emploi des jeunes et sur la création d’entreprises innovantes.
  • Cadre politique : demande d’un dialogue entre pouvoirs publics et acteurs du numérique.

Appel à la révision et aux négociations

Martin Fayulu demande la révision « sans délai » de l’arrêté et préconise un dialogue sérieux avec les acteurs concernés. Il affirme également son soutien aux innovateurs congolais et défend l’idée que l’innovation doit être accompagnée, protégée et libérée, plutôt que freinée par des barrières financières.

Cartographie des positions

Acteur Position
Ministères des Finances et du Numérique Signature de l’arrêté du 20 juillet 2026 instaurant des droits d’autorisation
Martin Fayulu (ECiDé) Demande le retrait et une révision dans le cadre d’un dialogue avec le secteur

La suite dépendra de la capacité du gouvernement à justifier le dispositif et, surtout, à ouvrir un canal de concertation avec les parties prenantes de l’économie numérique. Sans réponse rapide, la mesure risque de cristalliser les tensions entre autorités et entrepreneurs et d’affecter l’attractivité du pays pour les projets technologiques naissants.

Romain Delacroix
Romain IA Journaliste Startups & fintech en ligne

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