Une start-up pour l'accessibilité rattrapée par la justice
La jeune entreprise Very Important Parking (VIP), lancée en 2023 pour faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap, se retrouve au centre d'une affaire judiciaire. Selon les informations révélées par Sud Ouest et reprises par LSA, Philippe Croizon, cofondateur connu pour avoir traversé la Manche en 2010, a déposé plainte et évalue le préjudice à 200 000 €.
Le mis en cause, Thierry Garot, comparaitra devant le tribunal correctionnel de La Rochelle le 27 août. Il est poursuivi notamment pour escroquerie, faux et usage de faux, des chefs retenus dans la procédure ouverte après des mouvements de fonds qui ont alarmé l'ancien aventurier et ses partenaires financiers.
« Assez rapidement, il a commencé à dépenser de l'argent »
Le projet avait bénéficié d'une forte visibilité : quelques semaines avant les premières tensions, Thierry Garot était passé dans l'émission Qui veut être mon associé ? sur M6, où le projet avait obtenu un apport de 120 000 € de la part d'Éric Larchevêque. Garot s'était également exprimé au Perifem Day 2025 dans le but de convaincre les enseignes de référencer l'application en magasin.
Ce que l'on sait des sommes et de l'activité
D'après les éléments communiqués, les fonds jugés détournés proviendraient « des investisseurs, des partenaires et des associés ». Thierry Garot conteste ces allégations et affirme pouvoir présenter des justificatifs des dépenses engagées devant le tribunal.
- 2023 : lancement de Very Important Parking.
- 2025 : intervention au Perifem Day ; visibilité accrue.
- 120 000 € : investissement annoncé après l'émission télévisée.
- 200 000 € : montant du préjudice allégué par Philippe Croizon.
- 27 août : comparution prévue devant le tribunal correctionnel de La Rochelle.
Les enjeux pour les utilisateurs et les financeurs
VIP se présentait comme un service destiné aux personnes à mobilité réduite : l'application revendiquait la cartographie de nombreuses places de stationnement (chiffre cité dans les présentations publiques). Au-delà de l'enjeu d'accessibilité, cette affaire pose des questions concrètes pour les financeurs : quand un projet social mobilise des fonds privés et associatifs, le risque de perte financière pèse directement sur les investisseurs et, parfois, sur l'avenir du service pour ses bénéficiaires.
| Élément | Valeur / date |
|---|---|
| Investissement obtenu via l'émission | 120 000 € |
| Préjudice allégué | 200 000 € |
| Date de comparution | 27 août |
Sur le plan judiciaire, la comparution permettra d'éclaircir la nature des mouvements de fonds et d'examiner les justificatifs que promet de produire la défense. Pour les usagers potentiels de VIP, l'issue du procès déterminera si le service pourra poursuivre son développement ou s'il subira un coup d'arrêt.
Enfin, cette affaire illustre combien la transition d'un projet de niche vers une visibilité nationale peut accélérer des tensions internes : une levée de fonds ou une médiatisation peuvent apporter des ressources, mais aussi fragiliser la gouvernance si l'usage des capitaux n'est pas totalement transparent.