Souhaits nombreux, passages à l’acte rares
Un sondage publié le 12 août 2026 par Carré Partners, société française spécialisée dans l’investissement non coté, met en lumière un décalage net entre intentions et comportements financiers au retour des vacances. Selon cette enquête, 52% des personnes interrogées déclarent que les congés leur ont donné envie de « remettre leurs finances en ordre ». Toutefois, seuls 16% ont réellement franchi le pas et pris des décisions concrètes.
Les freins évoqués
Parmi ceux qui n’ont pas agi, 15% avaient l’intention de le faire sans concrétiser, et 21% se disent bloqués parce qu’ils « ne savent pas par où commencer ». Le sondage révèle donc un déficit de repères et d’accompagnement pour une partie importante des Français.
- Intention après les vacances : 52%
- Action concrète : 16%
- Intention sans acte : 15%
- Bloqués faute de repères : 21%
La perception d’être « trop tard » et le rôle du bouche‑à‑oreille
Le sentiment d’arriver après la bataille est largement partagé : 64% des sondés estiment que les meilleurs placements leur échappent, réservés à d’autres. Ce phénomène peut décourager la prise d’initiative et favoriser l’inaction, en particulier pour des produits moins connus ou plus complexes.
Parallèlement, l’argent reste un sujet discuté mais parfois délicat : 55% des répondants abordent la question des placements avec leurs proches au moins occasionnellement. Ces échanges ne sont pas toujours apaisants : 42% déclarent ressentir un malaise, l’impression de ne pas être « à leur place », tandis que 17% disent que le sujet revient peu dans leurs conversations.
Découverte de produits via l’entourage
Le bouche‑à‑oreille est une source d’information non négligeable : 47% ont déjà découvert qu’un proche plaçait son argent dans un produit inconnu. Cette découverte suscite la curiosité pour 21% des sondés, mais elle provoque aussi un sentiment d’exclusion pour 14%.
Ce que ces chiffres impliquent pour l’épargnant
Ces résultats mettent en lumière trois enjeux concrets pour les Français qui veulent arbitrer leur épargne :
- le besoin d’information claire sur les produits et leurs risques ;
- l’importance d’un accompagnement réglementé (conseillers, PSI, CIF) pour transformer l’intention en action ;
- la nécessité de réduire le sentiment d’exclusion en rendant les démarches plus accessibles et transparentes.
| Indicateur | Part des sondés |
|---|---|
| Envie de remettre leurs finances en ordre | 52% |
| Ont agi | 16% |
| Intention sans acte | 15% |
| Bloqués, ne savent pas par où commencer | 21% |
| Croient que les meilleurs placements leur échappent | 64% |
Le commanditaire de l’étude, Carré Partners, est spécialisé dans l’investissement non coté. La société précise qu’elle n’est ni prestataire de services d’investissement (PSI) ni conseiller en investissements financiers (CIF) et qu’elle opère en partenariat avec un acteur habilité et régulé. Ce point souligne l’importance, pour l’épargnant, de vérifier le statut réglementaire et la nature des intermédiaires lorsqu’il s’intéresse à des produits moins traditionnels.
Au final, le sondage confirme que l’été est un moment propice à la réflexion financière, mais qu’il reste un pas à franchir : transformer la volonté en décisions éclairées nécessite des repères, de l’accompagnement et une meilleure diffusion d’informations adaptées aux différents profils d’épargnants.