Un projet stoppé après sept ans de discussions
Le collège communal de Dinant a tranché : le projet de complexe footballistique prévu sur le site de Loyers est abandonné, après sept années de débats et d'études. L'annonce met un terme à une initiative qui visait à moderniser les équipements locaux avec un ensemble comprenant un terrain synthétique, un second terrain en gazon naturel, des vestiaires modernes, une buvette, ainsi que la création d'un parking et d'une voirie supplémentaire. Le coût était estimé à plus de 5 millions d'euros.
Une perte concrète pour la RUSD
Pour l'Union Dinantaise (RUSD), bénéficiaire attendu des nouvelles installations, la décision est une désillusion significative. Le club, qui rassemble environ une centaine d'affiliés, évolue aujourd'hui sur plusieurs sites et peine à offrir des conditions d'entraînement et de formation adaptées à son développement. Côté fonctionnement quotidien, cela signifie des contraintes logistiques, des créneaux morcelés et des installations qui ne suivent plus le rythme des besoins d'une structure en croissance.
"C'est une grosse déception pour nous."
Des arguments politiques et territoriaux
Parmi les voix critiques, on retrouve d'anciens et actuels responsables locaux qui soulignent l'incompréhension face à l'abandon d'un dossier prêt à être finalisé. Omer Laloux, ancien président de la RUSD et conseiller communal, dénonce la décision du Collège alors que le dossier semblait n'attendre « que la signature ministérielle ». Le sentiment exprimé est celui d'un recul qui creuse l'écart entre Dinant et ses voisins en matière d'attractivité des infrastructures sportives.
- Durée du dossier : 7 ans de discussions.
- Coût estimé : plus de 5 millions d'euros (incluant voirie et parking).
- Capacité du club : la RUSD compte environ 100 affiliés.
Conséquences pratiques et questions ouvertes
Sur le plan pratique, l'abandon prive le territoire d'une mutualisation d'équipements qui devait profiter à plusieurs clubs, dont le RFC Dinant. À court terme, cela signifie la persistance d'un morcellement des terrains d'entraînement et une difficulté pour la formation des jeunes. À moyen terme, la décision pose des questions sur la hiérarchisation des projets publics et la capacité des communes à porter des investissements structurants lorsque le besoin est identifié mais que les arbitrages politiques évoluent.
| Élément | Valeur renseignée |
|---|---|
| Durée des discussions | 7 ans |
| Coût estimé | + 5 millions d'euros |
| Affiliés RUSD | ~100 |
Un manque d'infrastructures qui pèse sur l'attractivité
Interrogations et regrets se succèdent : certains responsables soulignent que Dinant accuse selon eux un retard significatif par rapport aux communes voisines — un déficit qualifié de plusieurs décennies dans le discours local. Pour les clubs amateurs, l'écart d'attractivité se traduit par des recrutements plus difficiles, des pertes potentielles de talents et une moindre capacité à organiser des compétitions ou stages. Sans nouvelles infrastructures, les élus devront arbitrer entre d'autres priorités ou tenter de redéployer des moyens plus limités pour répondre aux mêmes enjeux.
Le renoncement à Loyers illustre une difficulté récurrente du financement et de la réalisation d'équipements sportifs municipaux : même des dossiers montés depuis longtemps peuvent être remis en cause par des choix politiques ou des contraintes budgétaires. Reste à voir si de nouvelles solutions de rechange — partenariats, phasage, subventions ciblées — seront explorées pour ne pas laisser perdurer le blocage au détriment des pratiques sportives et de la formation des jeunes sur le territoire.